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BNP contradictions

 

Cliquer ici pour lire cet article sur monnouveau site : BNP contradictions

 

Rédigé par jp-chevallier dans la rubrique Banques françaises

 

Les dirigeants de BNP s’emmêlent un peu beaucoup les pinceaux…
Ils viennent finalement de publier en français les diapositives de la dernière intervention de leur patron aux Etats-Unis (à la conférence Barclays). La 7° ne fait pas sérieux :

Ils annoncent que BNP avait pour 4 milliards d’euros de bons du Trésor grec au 30 juin dernier, dépréciés à hauteur de 500 millions, c’est-à-dire avec une décote de 12,5 % tout en reconnaissant qu’elle est de l’ordre de 45 % en juste valeur de marché.

Selon les règles comptables en vigueur (IFRS), les banques doivent, comme toutes les entreprises, comptabiliser leurs actifs à leur juste valeur de marché et non pas selon leur propre appréciation comme l’a rappelé Steven Maijoor, Chair of European Securities and Markets Authority de l’IASB.

Publier des comptes d’une entreprise qui ne donnent pas une image fidèle de la réalité en vue de tromper les investisseurs vaut 25 ans de prison pour ses dirigeants… aux Etats-Unis, comme cela a été le cas pour celui d’Enron qui a survécu (pour l’autre, la justice divine a été plus radicale).

Joseph Cotterill a bien relevé comme moi ce problème, cliquer ici pour lire son article.

Cliquer ici pour voir les diapositives de la conférence Barclays du 14 septembre.

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A
<br /> Mais je ne comprends pas comment ils peuvent perdrent 7,5G€ en ne possédant que 4G€ d'obligations??<br /> <br /> <br />
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J
<br /> On peut donc dire que les dividendes distribués l'ont probablement été par l'Etat, puisque il devrait renflouer la BNP (comme les autres banques) lorsque cela deviendra nécessaire. Si ces<br /> obligations avaient été justement valorisées, les bénéfices n'auraient pas été si élevés, et les dividendes bien moindres, ou inexistants.<br /> Autrement dit, les dividendes élevés des banques qui prennent trop de risques sont en réalité constitués par les futures contributions de l'Etat, et non pas imputables à la performance des<br /> dirigeants.<br /> Les dirigeants et salariés des banques ont touché leurs (gros) salaires, les banques engrangé une grosse partie des intérêts d'emprunts immobiliers de la bulle démarré en 2000, sans disposer du<br /> capital nécessaire.<br /> A l'Etat maintenant de se substituer aux engagements intenables contractés par des tiers.<br /> <br /> <br />
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C
<br /> <br /> Sous cet angle, c'est effectivement très amusant...<br /> <br /> <br /> <br />