Incroyable mais vrai : les capitaux propres de la Banque Nationale Suisse sont certainement négatifs actuellement !
En effet, ces capitaux propres ont baissé de 50 milliards de francs entre mars 2010 et juillet 2011, derniers chiffres publiés à ma connaissance,

Sur cette tendance là, ils sont a priori négatifs depuis quelques semaines.
Thomas Jordan, vice-président de la Direction générale de la Banque nationale suisse vient de rendre public un discours prononcé aujourd’hui 28 septembre laissant entendre qu’il en est ainsi.
C’est le résultat logique et catastrophique de la politique menée par les dirigeants de la BNS de l’arrimage du franc suisse à l’euro pour éviter sa réévaluation létale pour les entreprises helvètes.
Le discours de Thomas Jordan est surréaliste : il tente de justifier cette situation par des arguments qui n’ont aucun rapport avec la réalité. Il est particulièrement inquiétant de constater qu’un des membres les plus importants de cette institution fondamentale puisse faire de telles erreurs et qu’un tel document puisse être publié par la BNS !
Dans le système international des banques centrales, toute banque centrale doit bien entendu avoir à tout moment suffisamment de capitaux propres de façon à pouvoir faire face à ses engagements.
Jusqu’à présent, aucune banque centrale n’a présenté des capitaux propres négatifs. Seule la BCE est susceptible d’être dans ce cas un jour prochain et même Jean-Claude Le Tricheur dont l’intelligence et les connaissances n’ont pas la réputation d’être à la hauteur des enjeux, a bien compris qu’en cas de diminution probable des capitaux propres de la BCE, les Etats membres de l’euro-système seraient obligés d’augmenter les capitaux propres de leur propre banque centrale.
Les petits Suisses sont les grandes victimes collatérales de l’effondrement de l’€URSS.
Comme l’a fort judicieusement remarqué notre ami le docteur Bernard Trémeau, les plus grands désordres actuels proviennent du fait que des monnaies ne fluctuent pas librement les unes par rapport aux autres.
En effet, l’arrimage du renminbi au dollar (US$) crée un déficit américain et des excédents chinois inflationnistes difficilement maitrisables pour les deux parties, la fixation des taux de change entre les pays de l’euro-système conduit à son éclatement.
Curieusement, c’est l’Helvétie qui est en fait la première victime de ce champ de bataille monétariste planétaire.
Cliquer ici pour lire le discours de Thomas Jordan