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Chronique de l’€ffondrement annoncé

 

Cliquer sur le lien pour lire cet article sur mon site : Chronique de l’€ffondrement annoncé

 

Rédigé par jp-chevallier dans la rubrique Etats-Unis, Europe, Monétarisme

 

Il est totalement inutile que notre histrion ignare multiplie les rencontres avec Angela (toujours qualifiées de sommets historiques pour sauver l’euro, le monde et refonder le capitalisme) car l’effondrement de l’EURSS est inscrit depuis l’origine dans l’évolution des agrégats monétaires

Document 1 :

L’agrégat M1 représentait 28 % du PIB avant l’adoption de l’euro (en 1998) et sa part aurait dû baisser à 15 % comme aux Etats-Unis alors qu’il dépasse 50 % (du PIB) depuis fin 2009, ce qui signifie que de l’argent non gagné a été distribué en masse, surtout dans ces cochons de pays du Club Med, ce qui a provoqué cette hypertrophie létale et très difficilement rattrapable de la masse monétaire.

L’argent n’est donc pas sain en €URSS, or l’argent sain est le premier pilier des Reaganomics, ce qui est simple, tout est simple, mais totalement incompréhensible pour toute personne n’ayant pas un minimum de culture monétariste, ce qui est le cas de tous les francophones à l’exception du microcosme microscopique constitué par les personnes qui comprennent ce que j’ai écrit et ce que Charles Gave en a écrit le premier à ce sujet.

La part de l’agrégat M2-M1 dans le PIB est a priori normale car elle fluctue autour de 40 %, c’est-à-dire en concordance avec la référence que sont les Etats-Unis.

Il n’en est pas de même pour M3-M2 qui correspond à la trésorerie des entreprises qui représentait 27 % du PIB aux Etats-Unis en février 2006, derniers chiffres connus car le bombardier furtif B-2, Ben Bernanke, a pris soin (de nombreux mois avant de prendre ses fonctions à la tête de la Fed), de ne plus publier les chiffres de M3 de façon à ce que ces données restent confinées dans le cercle très fermé des gens de la Fed, ce qui est parfaitement inadmissible mais admis (si les parlementaires américains avaient un minimum de culture économique, ils auraient exigé que la Fed reprenne la publication de ces données, ce qui aurait permis à tout le monde de déceler l’émergence de l’hypertrophie monétaire qui a éclaté avec la crise dite des sub-prime puis celle qui a suivi la faillite de la banque des frères Lehman).

Dans la zone euro, M3-M2 fluctue aux alentours de 12 % depuis 10 ans, ce qui signifie que les entreprises ne gagnent pas assez d’argent. Elles ne peuvent donc pas investir suffisamment et elles perdent globalement petit à petit leur compétitivité par rapport à leurs concurrents.

Quid des bulles monétaires ?

Les autorités japonaises n’ont pas réussi à faire éclater la bulle en M3-M2 qui s’est développée dans leur pays dans les années 80, ce qui handicape et affaiblit considérablement les entreprises nippones encore aujourd’hui.

B-2 a laissé se développer puis il a fait éclater la bulle en M3-M2, ce qui a provoqué un choc mondial fatal à l’euro comme l’avait fort justement prédit ce cher Milton Friedman, père fondateur du monétarisme.
Tout est simple.

Une hypertrophie en M1 est a priori impossible à résorber d’une façon ordonnée. Il n’y a pas à ma connaissance d’antériorité.

M1 se montait à 4 770 milliards d’euros fin octobre pour un PIB annuel de 9 470 milliards d’euros (contre respectivement 2 150 milliards de dollars et 15 181 milliards pour les Etats-Unis).

Document 2 :

Comme M1 devrait représenter 15 % du PIB, 3 350 milliards d’euros sont en excédent. C’est de l’argent non gagné qui se trouve pour l’essentiel sur les comptes bancaires des Euro-zonards (ce qui permet au passage aux banques de se financer ainsi presque gratuitement !).

La création monétaire provient généralement de règles comptables qui ne donnent pas une image fidèle de la réalité.

Ainsi par exemple, les engagements de retraite ne sont pas comptabilisés à leur juste valeur en France et des transferts portant sur des montants considérables sont effectués dans le cadre de l’euro système, ce qui est visible (pour ceux qui veulent le voir) dans la rubrique Autres investissements de la balance française des paiements.

Une baisse forte et rapide de M1 pourrait mettre fin à cette hypertrophie monétaire et rétablir des fondamentaux sains, ce qui ne pourrait se faire que lors d’une crise très forte, pire que celle des années 30. Cette hypothèse est possible. Ce serait alors une crise systémique, c’est-à-dire un effondrement de tout le système économique de la vieille Europe et des banques en particulier.
Les dommages seraient considérables, mais les pays européens pourraient repartir durablement en forte croissance, comme cela s’est produit en Argentine.

La baisse de M1 pourrait être lente et faible. Dans ce cas, la vieille Europe serait condamnée pour des décennies à une croissance molle voire nulle et même négative (comme ce qui s’est passé pour le Japon), les désordres iraient croissant, ce qui correspond exactement à la stratégie américaine qui obtiendrait ainsi un affaiblissement irrémédiable de ces concurrents qui auraient pu remettre en cause le leadership des Etats-Unis dans le monde.

Cette seconde hypothèse est celle qui est souhaitée par les Américains et c’est celle qui est (péniblement) mise en œuvre par la nomenklatura de l’€URSS

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B
Comment une baisse forte et rapide de M1 se manifesterait-elle?<br /> M1 représente les dépôts à vue ainsi que les pièces et billets en circulation. Une contraction de M1 impliquerait donc la disparition d'une partie des dépôts bancaires, par la faillite de certaines<br /> banques?<br /> Quelle valeur garderaient les pièces et billets?<br /> Quelle serait l'influence d'une telle baisse sur les autres agrégats monétaires?<br /> Merci pour vos explications.
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