Ce qui se passe en ce moment à Chypre est très important, car c’est ce qui se passera inévitablement un jour en France et aussi ailleurs dans la zone euro.
En effet, la nomenklatura de l’€URSS reproche au secteur bancaire chypriote d’être hypertrophié, ce qui est juste : le total du bilan des deux principales banques se monte à 66 milliards d’euros pour un PIB annuel de l’ordre de 17 milliards (soit 3,9 fois ce PIB), mais le secteur bancaire français est lui aussi presque autant hypertrophié avec nos 4 Gos banques dont le total du bilan atteint 6 150 milliards pour un PIB annuel de 2 000 milliards environ (3,0 fois ce PIB) alors que le total du bilan des 8 plus grandes banques américaines (des Etats-Unis) de 10 160 milliards de dollars ne représente que les deux tiers du PIB annuel de 15 850 milliards.
Les big banks too big to fail sont létales, surtout quand elles ne respectent pas les règles prudentielles d’endettement édictées par ce bon vieux Greenspan.
Quand la situation devient insoutenable, c’est toujours trop tard pour agir !
Bien entendu, la nomenklatura française a rappelé que jamais ce qui se passe à Chypre ne se passera en France.
Un article du Figaro montre bien une fois de plus qu’il ne faut jamais faire confiance aux déclarations et aux engagements de la nomenklatura…
Dans une lettre adressée à l’Association du barreau chypriote, le 11 février 2013, la présidence de la Banque centrale du pays excluait toute possibilité d’introduire une taxe sur les dépôts bancaires, et ceci à la suite d’un article du Financial Times évoquant la nécessité d’un plan de «sauvetage radical» pour l’île.
«Toute mesure visant à réduire, priver, ou limiter les droits à la propriété, contredit les dispositions de la constitution chypriote ainsi que l’article 1 du premier protocole de la Convention européenne des droits de l’homme, qui protègent le droit de chacun à la propriété, un principe crucial au fonctionnement d’une économie de marché», écrit le proche adjoint du président. Et qui conclut : «Toute suggestion visant à affirmer le contraire n’est pas seulement infondée d’un point de vue légal mais ne mérite par ailleurs aucune considération sérieuse.»