Copé, les 35 heures et l’€
Jean-François Copé, le patron du parti présidentiel, est un peu contrarian : il est le seul homme politique associé au pouvoir à remettre en cause les 35 heures.
Encore un effort : il faudrait qu’il prône que la France sorte de l’euro-système.
En effet, c’est à ces deux conditions (nécessaires) que la croissance du PIB pourrait repartir sur de meilleurs fondamentaux, ce qui permettrait de faire baisser le chômage et d’augmenter le niveau de vie des Français en réduisant leur endettement.
Les chiffres de la Banque de France s’imposent : depuis l’adoption de l’euro, le déficit cumulé des investissements directs étrangers (IDE) se monte à 600 milliards d’euros et il augmente de mois en mois car les entreprises étrangères investissent moins en France (certaines désinvestissent même) que les entreprises françaises le font à l’étranger,
Graphique 1 :
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Le déficit cumulé de la balance commerciale (sur les biens seuls, 250 milliards d’euros) augmente lui aussi depuis août 2004 pour les mêmes raisons,
Graphique 2 :
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Le résultat est que la position nette de la France est négative (225 milliards d’euros fin septembre), ce qui signifie que la dette de la France vis-à-vis de l’étranger augmente de plus en plus,
Graphique 3 :
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En réalité, la situation est pire encore. En effet, plus de 70 % de la dette de l’Etat (1 223 milliards d’euros fin septembre dernier), soit plus de 860 milliards d’euros sont détenus par des investisseurs étrangers, ce qui est comptabilisé en entrées nettes de capitaux venant en diminution de la dette nette de la France vis-à-vis de l’étranger.
Tous comptes faits, la dette nette totale de la France vis-à-vis de l’étranger est dans les 1 000 milliards d’euros.
Les causes sont connues : les 35 heures ont fait baisser la compétitivité des entreprises établies en France et l’adoption de l’euro ne permet pas de faire baisser (en compensation) la monnaie qui circule en France par rapport à celles qui circulent dans d’autres pays qui sont plus performants comme l’Allemagne.
Les marchés financiers anticipent une sortie de l’euro (car les gros investisseurs connaissent les contraintes des balances des paiements), ce qui est visible dans l’écart en pourcentage des quasi-monnaies que sont les rendements des bons à 10 ans de référence du Trésor français par rapport au Bund qui est de l’ordre de 10 à 20 %,
Graphique 4 :
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Comme Sarko (ni son successeur) n’acceptera jamais de prendre la décision de mettre fin aux 35 heures et de sortir de l’euro-système, la situation ne peut que se dégrader (en valeur relative) pour les Français avec un risque de tsunami bancaire toujours possible car nos Gos banques ne respectent pas les règles prudentielles d’endettement.
Quand Sarko ne sera plus président, ce sera la dolce vita pour lui comme il l’a dit et répété, mais pas pour les Français.
En attendant ces échéances, toute personne sensée est amenée à protéger son capital en sortant de l’euro-système pour l’investir en valeurs mobilières (actuellement en actions) dans le seul pays dont les dirigeants maitrisent sur le long terme les fondamentaux chers à tout bon monétariste : les Etats-Unis.
C’est la raison pour laquelle je propose des analyses portant sur un certain nombre de sociétés cotées aux Etats-Unis, en croissance, créant de la valeur pour leurs actionnaires et sous valorisées qui alimentent la spéculation gagnante (40 % de plus-values sur 12 mois en 2010).
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