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Création et anormalité monétaires, exemple de l’exception française

 

Cliquer sur le lien pour lire cet article sur mon site et pour les commentaires : Création et anormalité monétaires, exemple de l’exception française

 

Rédigé par jp-chevallier dans la rubrique France, Monétarisme

 

L’évolution de la masse monétaire M3 de la France met clairement en évidence une création monétaire du début de 2004 à la fin de 2008 comme aux Etats-Unis,

Document 1 :

Cette hypertrophie monétaire a éclaté après la faillite de la banque des frères Lehman et depuis cet évènement majeur, M3 revient dans la norme de 80 % du PIB.

Cependant, l’évolution des agrégats monétaires M1, M2-M1, M3-M2 permet de mettre en évidence une anormalité monétaire dans les années suivantes : M3-M2 plonge alors que M1 et M2-M1 continuent à augmenter,

Document 2 :

En fait, il faut distinguer la création monétaire de l’anormalité monétaire !

En effet, la structure relative des agrégats monétaires doit respecter certaines normes

Ainsi, M1 (l’argent que les ménages conservent dans leurs portefeuilles et sur les comptes courants) doit être réduit au minimum : aux alentours de 16 % du PIB, ce qui était presque le cas dans les années 90 en France (18 %), avant l’adoption de cette monnaie unique contre nature qu’est l’euro, et comme c’est le cas actuellement aux Etats-Unis.

M2-M1 (l’épargne des ménages) doit se monter à un peu plus de 30 % du PIB, tout comme M3-M2 (la trésorerie des entreprises) car ces agrégats doivent être importants… mais pas trop ! (les normes sont souvent des valeurs fluctuant dans une bande ou autour d’un niveau critique)

Il apparait donc que, si la France n’avait pas adopté l’euro, les entreprises auraient pu conserver une trésorerie abondante proche de 30 % du PIB, que les ménages auraient pu augmenter leur épargne à la même hauteur et qu’ils auraient pu diminuer légèrement leurs disponibilités à 16 % (du PIB),

Document 3 :

Donc, si la France n’avait pas adopté l’euro, la structure relative des agrégats monétaires aurait pu respecter les normes.

L’argent y aurait alors été sain, ce qui est le premier pilier des Reaganomics. La croissance du PIB aurait donc pu être normale, ce qui est loin d’être le cas maintenant.

Le rétablissement d’une structure normale des agrégats monétaires est irréalisable en France tant que la nomenklatura est au pouvoir et tant que les Français n’auront toujours pas compris les mécanismes de base du capitalisme libéral : moins d’Etat, c’est moins de dépenses publiques, donc plus d’argent disponible pour les entreprises et pour les ménages, qui peuvent ainsi créer des richesses par leurs dépenses de consommation et leurs investissements, ce qui fait repartir la croissance du PIB et des emplois sur des bases saines.

L’évolution des agrégats monétaires en France montre clairement qu’une bulle de plus de 250 milliards d’euros se trouve indûment en M1, c’est-à-dire sur les comptes bancaires et dans les portefeuilles des salariés, des fonctionnaires et de tous les parasites qui profitent des divers organismes étatiques.
La seule façon de faire éclater cette bulle pour restaurer de l’argent sain serait de sortir de la sphère étatique toutes les entités qui peuvent ou qui doivent subsister en ne conservant dans l’Etat que ses fonctions purement régaliennes.

L’exception française commence enfin à être l’objet d’articles critiques dans les médias de la nomenklatura…
En effet, une relative amélioration commence à apparaitre dans ces autres cochons de pays du Club Med (PIGS) car ils ont mis en œuvre des réformes qui diminuent le poids de l’Etat dans leur économie alors que la situation en France continue à se détériorer du fait que rien n’y a été entrepris dans ce sens.

Cliquer ici pour lire l’article d’Arthur Laffer sur les 4 piliers des Reaganomics

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