Crédit Suisse (comme UBS) ne respecte pas les exigences de Bâle III avec un multiple d’endettement réel (mon µ ou leverage) de 28,8 sans aucun progrès d’une année sur l’autre alors que le maximum autorisé est de 10 soit un ratio Tier réel de 3,5 % contre un minimum de 10 %,
Comme je l’ai déjà écrit, les sommes sont en milliards de francs suisses. Les règles de Bâle IIIsont intégralement prises en compte dans ce tableau, en particulier en ne retenant que les véritables capitaux propres (en excluant les minoritaires).
Avec un leverage de 32, la banque des frères Lehman a fait faillite en septembre 2008. Il en a été de même avec MF Global en 2011. 30 est donc la limite létale.
Les petits Suisses sont les meilleurs banquiers du monde, sauf ceux d’UBS et de CS qui leur font courir un risque systémique. Il est difficilement compréhensible qu’ils ne réagissent pas à ce sujet, surtout dans l’atmosphère de guerre financière qui règne.
CS est encore miraculeusement en sursis, pour l’instant. Tout le reste n’est que mauvaise littérature par et pour idiots inutiles voire nuisibles.
Cliquer ici pour lire le rapport financier de Crédit Suisse.
| Crédit Suisse | 2011 Q1 | 2011 Q2 | 2011 Q3 | 2011 Q4 | 2012 Q1 |
|---|---|---|---|---|---|
| Liabilities | 982,411 | 945,707 | 1 028,00 | 1 015,49 | 966,435 |
| Equity | 34,057 | 31,216 | 33,519 | 33,674 | 33,585 |
| Leverage (µ) | 28,8 | 30,3 | 30,7 | 30,2 | 28,8 |
| Tier 1 (%) | 3,5 | 3,3 | 3,3 | 3,3 | 3,5 |