L’écart entre les rendements des bons à 10 ans du Portugal et de l’Allemagne a augmenté à partir du moment où Moody’s a dégradé sa note (le 16 mars) et il a bondit à partir du 9 juin après le refus de la BCE d’accepter des junk bonds en pension (en garantie de ses prêts illimités accordés à des conditions très avantageuses aux banques grecques) et le lancement des plans dits de sauvetage de la Grèce qui ne font qu’accentuer ses problèmes fondamentaux,
Graphique 1 :

Une fois de plus, on constate que les marchés, c’est-à-dire les gros investisseurs, ne se basent pas sur les fondamentaux mais sur les décisions des agences qui sont prévisibles par l’analyse (monétariste) de ces fondamentaux, ce qui alimente la spéculation gagnante…
Les marchés intègrent depuis la mi-mars et surtout depuis le 9 juin la chute des premiers dominos euro-zonards : la Grèce, le Portugal, et ensuite l’Espagne qui a une exposition de l’ordre de 80 milliards d’euros vis-à-vis du Portugal,
Graphique 2 :

L’€ crise a des répercussions aux Etats-Unis mais limitées : l’écart entre les rendements des Notes à 10 ans et à 2 ans reste encore dans la zone haute prédisant le maintien de la croissance du PIB réel à son potentiel optimal,
Graphique 3 :

Les dominos euro-zonards sont de plus en plus instables, proches de la chute finale…