De petits rappels…
Rien ne va plus dans la vieille Europe continentale.
Normalement, les rendements des bons des Trésors de référence à 10 ans devraient fluctuer dans une bande de 3 % (entre 3,0 et 4,0 %) en concordance avec une structuration logique des marchés pour assurer une croissance du PIB optimale sans inflation, ce qui s’est rarement produit au cours de la période moderne, c’est-à-dire depuis l’après-guerre,
Document 1 :

Or, depuis le 1° janvier 2014, les rendements des bons à 10 ans des Trésors de la vieille Europe continentale plongent inexorablement, celui des petits Suisses étant même tombé en territoire négatif, ce qui montre que le désordre y est croissant,
Document 2 :

Rien ne va plus partout dans la vieille Europe continentale : la Grèce est une fois de plus au plus mal, idem pour la France par rapport à l’Allemagne et c’est pire encore pour l’Italie,
Document 3 :

Même la Suisse si vertueuse a priori est profondément touchée, surtout à cause des mauvaises décisions qui ont été prises par les dirigeants de la BNS qui n’ont évidemment pas pu tenir l’arrimage du franc par rapport à l’euro.
La Suisse est donc paradoxalement le premier pays qui est sorti de la zone euro… sans y avoir jamais entré !
Même après une réévaluation du franc suisse, la BNS tente encore d’arrimer le franc au-dessus de la parité d’un franc pour un euro en voulant reconstituer en quelque sorte un nouvel avatar du serpent monétaire, c’est-à-dire une fluctuation du franc par rapport à l’euro dans certaines limites qui sont de toute façon intenables.
En effet, Les avoirs en comptes de virement des banques à la BNS ont augmenté de 26 et 18 milliards de francs au cours des deux dernières semaines, ce qui signifie qu’elle défend encore très activement une parité pourtant intenable.
Que va-t-il se passer concrètement ?
Il est difficile de le prédire car tout est miné partout. Tout peut arriver.
La première grande surprise aura été le décrochage du franc suisse alors que le Grexit semblait le plus probable.
Il est possible que la nomenklatura euro-zonarde fasse tout pour repousser une fois de plus l’inéluctable, ce qui n’est pas la meilleure solution à terme.
Curieusement, Obaba vient de déclarer qu’il ne fallait pas être trop méchant avec les Grecs, ce qui confirme que les Américains ont intérêt à ce que le désordre augmente et dure longtemps en Europe.