De Gaulle et les balances des paiements
Avant, c’est-à-dire avant l’adoption de l’euro, et surtout du temps du système de Bretton Woods, tout le monde savait ce qu’est une balance des paiements, du moins tout le monde savait que les déficits de la balance commerciale qui n’étaient pas compensés par des entrées de capitaux (ce qui était toujours le cas en Europe, sauf en Helvétie), conduisaient invariablement à une dévaluation, donc à un serrage général de ceinture du fait que les produits importés allaient couter plus cher et qu’il allait falloir travailler davantage pour conserver le même pouvoir d’achat.
Tout le monde savait ce qu’est une balance des paiements : les médias, les gens en parlaient.
C’était un sujet familier, quotidien.
Maintenant, c’est-à-dire depuis l’adoption de l’euro, plus personne n’en parle, plus personne ne sait ce que signifie le déficit persistant de la balance commerciale (et des capitaux) de ces cochons de pays du Club Med et quelles en sont les conséquences inéluctables : dévaluation et serrage général de ceinture.
Bizarre, bizarre, comme c’est étrange…
Pourtant, l’information existe, les connaissances devraient avoir progressé, en particulier grâce à internet.
Cette régression de la pensée commune est surprenante, inquiétante.
Le réveil des malheureux euro-zonards sera rude et dur.
Un lecteur de mon blog a transmis le lien sur cette vidéo d’une conférence de presse du général de Gaulle en 1965 s’exprimant sur la balance des paiements, cliquer ici pour y accéder.
Le général n’avait a priori pas de connaissances particulières en la matière, mais il savait en parler, correctement, avec un certain brio même, surtout comparativement aux inepties proférées par cet histrion ignare qui occupe l’Elysée encore pendant 2 ans.
Maintenant, tout le monde est persuadé que les banques peuvent acheter des dollars et autres devises comme elles le veulent, sans limites. Grossière erreur, monumentale, fatale, létale.
Merci à cet honorable lecteur de mon blog.
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