Déficits des balances euro-zonardes
Eurostat vient de publier les chiffres du commerce extérieur de la zone euro : le déficit est de 0,4 milliard d’euros en novembre 2010, donc quasiment à zéro, mais sur les 10 premiers mois de 2010, l’excédent n’est que de 2,1 milliards contre 18,7 milliards pour la même période en 2009.
Comme je l’ai écrit à maintes reprises, la zone euro n’est pas du tout homogène. Les pays membres divergent même alors qu’ils convergeaient avant l’adoption de l’euro…
Ces cochons de pays du Club Med accumulent les déficits : le pire est la France avec 50,3 milliards d’euros sur les 10 premiers mois (contre 41,8 milliards pour la même période en 2009), 42,6 milliards pour l’Espagne, 21,2 milliards pour l’Italie, 19,3 milliards pour la Grèce et 16,4 milliards pour le Portugal.
Tous miraculeusement sauvés des eaux par les 127,6 milliards d’euros d’excédents de l’Allemagne (contre 110,4 milliards pour la même période en 2009), les 36,2 milliards de l’Irlande et les 34,2 milliards des Pays-Bas.
Les réserves en devises de la zone fluctuent officiellement aux alentours de 150 milliards d’euros seulement ne représentent qu’un seul mois d’importations, ce qui est inférieur aux normes (3 mois).
La BCE et les banques centrales de la zone laissent volontairement dans un certain flou artistique les chiffres de leur position nette réelle vis-à-vis de l’étranger des pays membres et de la zone, ce qui est un mauvais signe (plus de 1 000 milliards d’euros de dette nette pour la France).
Il n’est pas certain que les excédents des pays vertueux puissent compenser longtemps les déficits de ces cochons de pays du Club Med.
Un défaut de paiements en devises est de plus en plus possible comme cela s’est produit début mai 2010 mais il ne devrait pas se traduire par un plongeon vertigineux des bourses grâce à ces accords de swaps qui ont été reconduits jusqu’en août prochain.
Cependant, le bombardier furtif B-2, Ben Bernanke a bien dit que ça ne durerait pas éternellement…
Compte tenu de ces chiffres, la remontée de l’euro par rapport au dollar (US$) depuis ces derniers jours est totalement irréelle. Par contre, la nervosité des dirigeants euro-zonards est bien réelle…
Cliquer ici pour lire le communiqué d’Eurostat.
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