Discordances monétaristes
Toute prédiction fiable repose sur des indicateurs précurseurs qui doivent être en concordance, or ce n’est plus le cas depuis quelques semaines...
En effet, l’augmentation de M2-M1 en janvier annonce un fort ralentissement de la croissance du PIB, cf. mon article à ce sujet, alors que d’après la forte pentification de la courbe des taux, les marchés donnent l’impression qu’ils continuent à anticiper le prolongement d’une croissance forte comme le montre l’écart entre les rendements des Notes à 10 ans et à 2 ans qui est remonté à son plus haut,
Graphique 1 :
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La courbe de tendance polynomiale (en rouge) est très belle, c'est-à-dire clairement significative des tendances lourdes.
En fait, elle est doublement perturbée par l’intervention de la Fed qui, en fixant son taux de base à zéro maintient nécessairement les taux courts au plancher, et en rachetant pour 600 milliards de dollars de Notes à 10 ans, maintient artificiellement les taux longs trop bas,
Graphique 2 :
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Pour ce bon vieux Greenspan, le niveau des rendements des Notes à 10 ans est le canari dans la mine : haut, il prévient de grands dangers (inflation, surendettement).
Les interventions vigoureuses de la Fed se voient bien mi-juin 2009 (point orange) et récemment avec le blocage des rendements à 3,5 %.
Logiquement, préludant à un ralentissement de la croissance du PIB, les taux courts devraient avoir rejoint les taux longs, la courbe des taux étant alors plate, la pentification de la courbe des taux devrait alors être au plancher.
Dans les deux cas, ces cours pivots donnés par les marchés sont occultés par les interventions intempestives de la Fed.
La politique menée par les Démocrates actuellement au pouvoir et par le bombardier furtif B-2, Ben Bernanke est difficilement compréhensible. Il sera difficile pour les gens de la Fed de relancer l’activité économique alors que les taux sont déjà et encore à zéro.
Certes, la zone euro ne pourra pas survivre à une baisse du PIB, ce qui éliminera durablement ces redoutables concurrents qu’étaient les entreprises des pays européens (viscéralement largement antiaméricains et antilibéraux), mais la manip est dangereuse pour les Etats-Unis eux-mêmes.
Les rendements des bons des Trésors des pays de la zone euro suivent ceux des Etats-Unis, compte tenu de leurs fondamentaux.
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