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Dominos euro-zonards

Dominos euro-zonards

 

Vendredi 4 juin, le rendement des bons à 10 ans du Trésor de la France est monté à 3,004 %, celui du Bund étant à 2,576 %, l’écart était de 42,8 points de base, soit près de 17 %, ce qui correspond à la dévaluation potentielle du franc français telle qu’elle est perçue par les marchés,

Graphique 1 :

2010.06.06.1.FRFDM.gif

Cliquer ici pour agrandir le graphique.

La communauté financière franchouillarde avait réussi à contenir cet écart, mais la situation n’est plus tenable depuis mardi 1° juin.

La France est le dernier des dominos de ces cochons de pays du Club Med, l’Italie étant l’avant dernier, pulvérisant le record de l’écart par rapport au Bund avec 65 %,

Graphique 2 :

2010.06.06.2.LIRDM.gif

Cliquer ici pour agrandir le graphique.

Auparavant, les pays les plus faibles de la zone euro avaient plongé, la Grèce d’abord, puis le Portugal et l’Espagne ensuite.

En ce début de juin, la situation dans ces cochons de pays du Club Med est pire qu’après l’effondrement financier qui a suivi la faillite des frères Lehman.

La semaine à venir, et les suivantes, seront difficiles à vivre pour la survie de ces petits cochons.

Les grands malheurs euro-zonards ont des répercussions aux Etats-Unis : négatives d’après les idiots nuisibles qui font plonger les marchés d’actions, positives car ils affaiblissent durablement ces concurrents qui auraient pu être dangereux à terme et les capitaux venus du monde entier (et surtout de la zone euro) affluent, ce qui compense le déficit de la balance commerciale.

L’écart entre les rendements des Notes à 10 ans et à 2 ans continue à baisser dans sa tendance lourde, ce qui montre que l’Amérique ne sera pas pénalisée globalement par les désordres euro-zonards, mais au contraire globalement renforcée,

Graphique 3 :

2010.06.06.3.SPREAD.gif

Cliquer ici pour agrandir le graphique.

Cerise sur le gâteau : la panique entretenue par les médias sur les problèmes euro-zonards permet à la Fed de maintenir des taux à zéro pour une période prolongée, ce qui est de plus en plus critiqué car une telle politique monétaire entrainera obligatoirement une croissance trop forte aux Etats-Unis, donc à une augmentation des taux de la Fed au-dessus de leur neutralité, ce qui créera par la suite une chute du PIB, c’est-à-dire un nouveau cycle, donc la continuation de fortes turbulences,

Graphique 4 :

2010.06.06.4.CYCLE.gif

Cliquer ici pour agrandir le graphique.

Il est étonnant de constater que personne ne parle des causes de ces désordres euro zonards, à savoir la détérioration de la structure des balances des paiements de ces cochons de pays du Club Med et que rien ne soit fait pour y remédier (la seule solution est de sortir de l’euro-système et de laisser les monnaies flotter).

Par ailleurs, les banques européennes ont de plus en plus de difficultés pour s’approvisionner en dollars, ce qui est compréhensible, comme l’indique un article important de Simon Nixon publié dans le Wall Street Journal, rapporté par l’auteur du blog signé Lupus, cliquer ici pour le lire (en français) ou cliquer ici pour le lire en anglais dans sa version originale.

Un certain nombre de personnes vont comprendre prochainement ce qu’il en est de l’architecture du système bancaire mondial telle que je l’ai exposée dans un billet antérieur.

Chef, Ya plus d’sous dans les caisses !

Pour ne pas bronzer idiot, lire The Age of Turbulence de ce bon vieux  Greenspan, ou en français Le Temps des turbulences.

***

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M
<br /> Okay je comprends.<br /> <br /> Avez vous un lien web où on peut suivre le spread entre les Bunds et autres ?<br /> <br /> On peut ajouter un autre bémol (à ma remarque initiale) : à l'époque (2007/2008) les besoins de financement de l'Espagne étaient moins élevés.<br /> <br /> Donc aujourd'hui, la hausse fait davantage de dégats.<br /> <br /> <br />
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M
<br /> Il convient de regarder le passé.<br /> <br /> Quand votre lecteur écrit : "<br /> Le graphique des taux d'intérêt des obligations espagnoles est incroyable : les taux d'intérêt espagnols sont en train d'exploser.<br /> <br /> http://www.bloomberg.com/apps/cbuilder?ticker1=GSPG10YR%3AIND"<br /> <br /> .... je remarque que sur 5 ans, on a touché 4,60 en juillet 2007.<br /> 4,95 en juillet 2008.<br /> <br /> A cette époque, l'Espagne n'a pas implosé.<br /> <br /> Donc, il faut relativiser le coup de chaud aujourd'hui, non ?<br /> <br /> <br />
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C
<br /> <br /> Non ! Il est préférable de suivre, comme je le fais, l'écart par rapport au Bund, et en %.<br /> <br /> <br /> Les taux, de la Fed, de la BCE et les 10 ans dont le Bund étaient élevés en 2007.<br /> <br /> <br /> La situation actuelle dans la zone € est grave, même DSK s'en rend compte !!!  <br /> <br /> <br /> C'est donc vraiment très grave !<br /> <br /> <br /> <br />
B
<br /> Vendredi 4 juin :<br /> <br /> - Si l’Espagne avait dû lancer un emprunt à 10 ans, elle aurait dû payer un taux d’intérêt de 4,528 %.<br /> <br /> Le graphique des taux d'intérêt des obligations espagnoles est incroyable : les taux d'intérêt espagnols sont en train d'exploser.<br /> <br /> http://www.bloomberg.com/apps/cbuilder?ticker1=GSPG10YR%3AIND<br /> <br /> - Si l’Irlande avait dû lancer un emprunt à 10 ans, elle aurait dû payer un taux d’intérêt de 5,109 %.<br /> <br /> http://www.bloomberg.com/apps/cbuilder?ticker1=GIGB10YR%3AIND<br /> <br /> - Si le Portugal avait dû lancer un emprunt à 10 ans, il aurait dû payer un taux d’intérêt de 5,13 %.<br /> <br /> http://www.bloomberg.com/apps/cbuilder?ticker1=GSPT10YR%3AIND<br /> <br /> - Si la Grèce avait dû lancer un emprunt à 10 ans, elle aurait dû payer un taux d’intérêt de 8,141 %.<br /> <br /> http://www.bloomberg.com/apps/cbuilder?ticker1=GGGB10YR%3AIND<br /> <br /> Ces taux d’intérêt hallucinants montrent que le Portugal, l’Irlande, la Grèce et l’Espagne vont devoir emprunter à des taux d’intérêt de plus en plus exorbitants.<br /> <br /> Le Portugal, l’Irlande, la Grèce et l’Espagne foncent vers le défaut de paiement.<br /> <br /> Au contraire, les taux d’intérêt de l’Allemagne deviennent de plus en plus bas.<br /> <br /> - Si l’Allemagne avait dû lancer un emprunt à 10 ans, elle aurait dû payer un taux d’intérêt très faible : seulement 2,584 %.<br /> <br /> http://www.bloomberg.com/apps/cbuilder?ticker1=GDBR10%3AIND<br /> <br /> <br />
Répondre
C
<br /> <br /> Oui, de + l'Italie et la France suivent les pires de ces petits cochons de pays du Club Med...<br /> <br /> <br /> <br />
B
<br /> La zone euro aura disparu dans sa forme actuelle d'ici 5 ans, selon des économistes.<br /> <br /> La zone euro n'existera plus dans sa forme actuelle d'ici cinq ans en raison de la crise financière chez plusieurs de ses membres, a estimé une douzaine d'économistes de la City à Londres,<br /> interrogés par un quotidien britannique.<br /> <br /> Au cours de son enquête auprès de 25 économistes, le Sunday Telegraph a estimé que la "découverte sans doute la plus remarquable était que les économistes qui s'attendent à un éclatement de l'euro<br /> de plus ou moins grande amplitude au cours cette législature (cinq ans, ndlr) sont les plus nombreux".<br /> <br /> "Il y a un an ou même moins, peu de personnes dans la City auraient prédit avec confiance la disparition de la monnaie", a relevé le journal, qui devait publier lundi 7 juin la totalité des<br /> réponses de ces spécialistes à dix questions sur la croissance, le déficit public et l'inflation au Royaume-Uni, et l'euro.<br /> <br /> Il y a pratiquement "zéro probabilité" que la zone euro survive dans sa composition actuelle, a estimé Andrew Lilico, chef économiste du groupe de réflexion Policy exchange.<br /> <br /> "Il pourrait même ne pas survivre à la semaine prochaine", a indiqué Doug McWilliams, du Centre de recherches économiques et des affaires (CEBR).<br /> <br /> Douze économistes penchent pour un éclatement de la zone euro dans les cinq ans, contre huit qui estiment qu'elle parviendra à en réchapper sans amputation.<br /> <br /> Les cinq derniers sont indécis.<br /> <br /> Et pour deux des huit tablant sur une survie, le prix à payer sera qu'au moins un des Etats-membres fera défaut sur sa dette souveraine, a relevé le journal.<br /> <br /> "Les implications politiques d'une désintégration de l'euro auront sans doute des conséquences considérables - les Allemands ne veulent pas payer pour les autres et pourraient bien partir", a<br /> relevé David Blanchflower, professeur à l'université américaine de Dartmouth et ex-conseiller de la Banque d'Angleterre. Il est "difficile de voir l'euro survivre dans sa forme actuelle".<br /> <br /> Quatre économistes soutiennent en effet l'hypothèse d'une sortie de l'Allemagne, plutôt qu'un départ des économies en difficultés comme la Grèce.<br /> <br /> "La zone euro va perdre trois ou quatre membres - Grèce, Portugal, Espagne, et peut-être Irlande - et pourrait tout aussi bien éclater complètement à cause des tensions grandissantes entre la<br /> France et l'Allemagne", a relevé Tim Congdon, de la société de consultants International monetary research.<br /> <br /> Pour Peter Warburton, de la société Economic Perspectives, l'euro sera dans cinq ans "un refuge pour les faibles, et non une forteresse pour les forts".<br /> <br /> http://www.boursorama.com/infos/actualites/detail_actu_marches.phtml?num=0faaa297645897774da4d4f547ef432c<br /> <br /> <br />
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C
<br /> <br /> Oui, le jeu est très ouvert : tout peut se produire, dès cette semaine ou dans 5 ans !<br /> <br /> <br /> Tout dépend des décisions qui seront prises par les dirigeants éco et financiers face aux circonstances.<br /> <br /> <br /> De toute façon, les gagnants seront les Américains, les perdants ces cochons de pays du Club Med, les Allemands s'en sortiront peut-être assez bien.<br /> <br /> <br /> <br />
H
<br /> Toujours aussi intéressant et malheureusement inquiétant. Est-ce le commencement de la fin?<br /> D'autres que vous semblent également s'inquiéter de la situation: http://ladettedelafrance.blogspot.com/2010/06/les-marches-devancent-ils-les-agences.html<br /> <br /> Question plus technique: l'hypertrophie de la masse monétaire M1-M2 dont vous vous faites régulièrement l'écho dans la zone Europe<br /> (http://www.jpchevallier.com/article-agregats-euro-zonards-et-americains-42472972.html) n'agit-elle pas comme un sournois psychotrope envers les principaux acteurs politiques et économiques ou ne<br /> dissimule-t-elle pas, avec des effets similaires, une inflation latente et extrêmement dangereuse comme le laisse entendre l'auteur de cet article:<br /> "http://lupus1.wordpress.com/2010/06/04/bce-retour-aux-seventies/".<br /> Si la réponse est oui, cela n'explique-t-il pas pour partie la délicate situation économique de la France et des PIGS?<br /> <br /> Merci pour votre réponse.<br /> <br /> <br />
Répondre
C
<br /> <br /> 1 / l'hypertrophie dans la zone € est en M1<br /> <br /> <br /> 2 / l'inflation des années 60-70 aux US a été provoquée par des taux trop bas de la Fed pendant trop longtemps, Paul Volcker ayant mis fin à cette inflation en relevant considérablement les taux<br /> de la Fed, ce que fera B-2 (donc rien à voir avec les PIGS)<br /> <br /> <br /> <br />