Elections et agrégats monétaires
D’après les derniers chiffres publiés par la Fed hier, les Américains ont sorti $80 milliards de leurs caisses d’épargne dans la semaine qui a suivi les élections du 2 novembre et ils ont augmenté leurs dépôts sur leurs comptes courants de $90 milliards ! La semaine suivante ils ont fait l’inverse,
Graphique 1 :
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Ces variations sont considérables, presque du même ordre qu’après l’effondrement financier de la mi-septembre 2008, et elles sont plus importantes que celle qu’ils ont suivi les attentats du 11 septembre 2001,
Graphique 2 :
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Une petite remarque pour les fanatiques de la planche à billets : l’augmentation des billets en circulation est parfaitement normale compte tenu de la croissance du PIB, par contre, les dépôts sur les comptes courants ont beaucoup augmenté depuis fin 2008, avec un pic après les élections,
Graphique 3 :
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Ces variations très importantes à très court terme sont le reflet d’une certaine nervosité (ou de sur réactivité) de la part des Américains après les fortes turbulences de ces derniers mois, mais tout est rentré dans l’ordre (c'est-à-dire dans la tendance lourde antérieure) : leur épargne fluctue autour de $7 000 milliards,
Graphique 4 :
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Les variations de M2-M1 d’une année sur l’autre qui sont significatives, sont dans leur tendance haussière longue,
Graphique 5 :
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Dans ces conditions, la croissance du PIB qui a été de 3,2 % d’une année sur l’autre, c'est-à-dire à son potentiel optimal, se poursuit au cours de ce présent trimestre : 2,7 % d’une année sur l’autre, soit 2,8 % par rapport au trimestre précédent en taux annualisé, d’après ma loi sur la masse monétaire libre,
Graphique 6 :
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Même graphique, avec les courbes de tendances,
Graphique 7 :
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L’Amérique n’est pas au bord du gouffre. Sa planche à billets n’imprime pas des billets lâchés par hélicoptère. Tout est dans les normes, sauf le taux de chômage de ceux qui n’ont pas de qualification.
La politique monétaire menée par la Fed, la fameuse QE2, ne se justifie pas en considération de la conjoncture aux Etats-Unis. C’est la raison pour laquelle il apparaît qu’elle est surtout menée pour augmenter le désordre chez les concurrents de l’Amérique : en Europe et en Chine en particulier.
Dans cette optique, c’est une très grande réussite.
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