Les créations d’emplois sont très faibles aux Etats-Unis, surtout depuis ces deux derniers mois…
Graphique 1 :

…après la perte de 8,7 millions d’emplois entre le plus haut de décembre 2007 (sur un total de presque 138 millions) et le plus bas en février 2010 à 129,2 millions,
Graphique 2 :

Depuis le 1° trimestre 2000, le nombre total d’emplois est bloqué à 131 millions mais le PIB a augmenté de 2 400 milliards de dollars soit de 22 % sur cette période,
Graphique 3 :

La productivité globale des Américains a donc augmenté à peu près normalement depuis ces 12 dernières années en supprimant les emplois qui n’étaient pas nécessaires.
La croissance du PIB réel est actuellement normale et optimale, à savoir autour de 2,5 % d’une année sur l’autre, et elle peut difficilement être supérieure à ce qu’elle est, car le taux de chômage des Américains diplômés est à son minimum incompressible : autour de 4,4 %,
Document 4 :

Le niveau de productivité globale des Etats-Unis est très élevé, ce qui crée une offre d’emplois non qualifiés très faible, en baisse même en valeur absolue sur le long terme.
En d’autres termes, il n’y a plus de place aux Etats-Unis pour ceux qui ont un niveau de fin d’études inférieur au bac : ils ont un taux de chômage de 14,5 %.
Le chômage incompressible des bac + 4 et + est un goulot d’étranglement. Ce bon vieux Greenspan l’avait bien identifié : pour que l’Amérique garde son leadership, elle doit améliorer son système éducatif, en particulier dans l’enseignement secondaire pour augmenter la qualification des Américains les moins performants.
Cliquer ici pour lire le dernier rapport sur l’emploi du gouvernement, en particulier le tableau A page 4.