Euro et productivité
Nos amis belges de Work For All ont publié un graphique très important qui récapitule par pays les niveaux de productivité horaire par heure travaillée exprimés en dollars (US$),
Cliquer ici pour agrandir ce document.
La productivité horaire par heure travaillée dans la zone euro varie du simple au double entre l’Irlande (60,2 $) et le Portugal (30,3 $).
Dans ces conditions, les déséquilibres ne peuvent que s’accentuer entre les pays qui ont adopté la monnaie unique : les pays à haute productivité ont des balances (commerciales et des investissements directs étrangers) de plus en plus excédentaires et inversement les pays à faible productivité ont des balances de plus en plus déficitaires.
Pendant un certain temps (jusqu’en 2004), les déséquilibres (et les écarts) ont été faibles mais ils s’accentuent et les conséquences deviennent de plus en plus graves tant que cette monnaie unique subsiste.
Le système a atteint un premier point de rupture début mai 2010 avec le défaut de paiement d’au moins deux banques présentant un risque systémique, dixit la BCE.
Depuis cette date, l’euro-système survit sous perfusion d’une dose massive de poudre de perlimpinpin : de l’argent apporté par l’Allemagne (des centaines de milliards d’euros) qui engrange les excédents qui permettent à l’euro-système d’équilibrer ses comptes vis-à-vis de l’étranger et un chômage et un désordre qui augmentent dans ces cochons de pays du Club Med.
Le seul remède à ce mal (un cancer létal) qui ronge la zone euro est son éclatement d’une façon ou d’une autre (par la sortie des pays où la productivité est la plus faible).
Plus cette échéance est retardée, pires en seront les conséquences.
Le dernier exemple d’arrimage monétaire d’un pays à faible productivité par rapport à un autre pays à forte productivité a été celui de l’Argentine avec le dollar des Etats-Unis : il a tenu 10 ans, de 1991 à fin 2001 pour s’écrouler dans la douleur début 2002 avec une dévaluation du peso de plus de 70 % par rapport au dollar.
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Eurostat vient de publier les chiffres du commerce extérieur des pays de l’UE, cliquer ici pour voir ce document.
Sur les 9 premiers mois de 2010, les excédents de l’Allemagne ont été de 113,5 milliards d’euros contre 97,9 milliards en 2009 et les déficits de la France ont été de 46,3 milliards contre 37,7 milliards en 2009, ceux de l’Espagne ont été de 39 milliards en 2010 contre 34 milliards en 2009.
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Merci à Paul Vreymans, l’un des économistes de Work For All, cliquer ici pour voir leur site, qui m’a transmis ce document.
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