Euro stratégie
En prévision de l’éclatement de l’euro système, quelle stratégie adopter ? Bonne question, bonnes réponses…
Angela Merkel a changé complètement d’avis sur le nucléaire après Fukushima car l’électorat allemand est devenu très nettement majoritairement hostile aux centrales nucléaires.
Le but de la chancelière n’est pas de défendre ses idées, mais de rester chancelière (peu importent les idées qu’elle défend à un moment donné).
Il en sera de même pour l’euro système avec une différence : elle sait très bien qu’il éclatera un jour et que les électeurs allemands exigeront alors majoritairement que ces cochons de pays du Club Med, dont la France, sortent de l’euro système.
Elle enverra alors paitre sans remords notre histrion ignare (elle ne peut pas le faire présentement car ce ne serait pas politiquement correct).
Dans le pire des scénarii, mais le plus plausible, l’euro système survivra, mais limité aux seuls pays dont la position nette vis-à-vis de l’étranger est positive, à savoir l’Allemagne, les Pays-Bas et le Luxembourg.
Les heureux gagnants seront les titulaires de comptes dans ces pays qui resteront libellés en euros.
Les perdants seront les titulaires de comptes qui seront changés automatiquement en monnaies nationales cotées au cours du jour : en francs (français !), lires, drachmes, etc.
Les spéculateurs grecs, ceux qui voient loin et juste, l’ont bien compris : ils ont ouvert des comptes bancaires en Allemagne depuis un certain temps déjà.
Angela n’est pas pressée car de toute façon, l’échéance est maintenant inéluctable, la seule inconnue étant sa date (Axel Weber, honnête et compétent, n’a pas voulu collaborer à ce jeu, il a donc démissionné comme le fit jadis Otto Pöhl dans des circonstances un peu comparables).
L’euro système est d’ailleurs configuré dans cette éventualité : les comptes sont tenus, les créances de l’Allemagne sont enregistrées, les dettes des cochons aussi, rien ne presse pour les Allemands qui profitent du maintien du statu quo avec une monnaie sous-évaluée.
Le désordre s’accentuera dans ces cochons de pays du Club Med (dont la France) avant l’éclatement de l’euro système et après, ce qui s’est passé en Argentine donne une idée de ce qui les attend.
Bien entendu, les spéculateurs français soucieux de préserver leur capital peuvent aussi le faire passer chez nos voisins les petits Suisses qui sont les meilleurs banquiers du monde, afin de le maximiser en investissant dans des actions de sociétés cotées aux Etats-Unis, sous-valorisées, ayant un fort potentiel de hausse et créant de la valeur pour leurs actionnaires, cf. mes offres…
Cet article est la suite logique de ceux qui le précèdent !
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L'Allemagne n’a pas intérêt à sortir de l’euro système et à adopter le deutschemark (du moins pas tout de suite après l’éclatement de l’euro système) car les débiteurs de ces cochons de pays du Club Med (dont la France) pourraient être amenés à rembourser leurs dettes dans leur propre monnaie selon la parité officielle fixée lors de l’adoption (et de l’abandon) de l’euro.
Par ailleurs, les autorités de ces cochons de pays du Club Med (dont la France) et surtout les big banks européennes essaient de jouer la montre pour retarder les échéances en espérant sauver leurs billes, mais elles se trompent : en maintenant l’euro et en orchestrant sa hausse par rapport au dollar (US$), elles accentuent et accélèrent la dégradation de la position nette vis-à-vis de l’étranger de ces pays, ce qui aggrave et précipite cette dégradation comme le montreront encore les chiffres de la balance commerciale publiés demain par la Banque de France.
Les grands fautifs sont surtout les journaleux et autres bonimenteurs autoproclamés experts en économie qui n’ont plus aucune culture économique de base.
En une quarantaine d’années, le lavage des cerveaux (la propagande de la nomenklatura) a fait des ravages considérables. Seuls quelques rares dinosaures monétaristes ayant gardé leur mémoire intacte comprennent encore ces problèmes.
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