Europe : un danger pour l’Amérique !
Le désordre croissant qui règne dans la vieille Europe, et surtout dans la zone euro est à terme un avantage certain pour les intérêts des Etats-Unis mais un danger relatif actuellement à court terme (pour eux).
En effet, beaucoup d’Américains ont investi imprudemment dans des entreprises et dans des bons des Trésors de la zone euro (cf. Pimco) sans tenir compte de certains fondamentaux pourris : d’après une dépêche Reuters, les engagements des grandes banques américaines en Europe se monteraient à 1 500 milliards de dollars !
Comme je l’ai écrit à maintes reprises, les entreprises de la zone euro, et c’est surtout le cas en France, ne comptabilisent pas les engagements de retraite à leur juste valeur, ce qui fait apparaitre des bénéfices qui ne devraient pas exister.
Ce biais important conduit ainsi à de mauvaises évaluations des sociétés qui ne se révèlent qu’au moment où tout s’écroule.
La sous-évaluation apparente actuelle des sociétés cotées en France correspond en réalité à une certaine surévaluation. Dans ces conditions, la chute du CAC 40, supérieure aux autres grands indices d’actions (y compris le Dax), est normale.
Le surendettement officiel des Etats de la zone euro et la sous-évaluation de leurs charges (en particulier de retraite) conduisent également à une surévaluation des bons de leurs Trésors, d’autant plus que les banques (commerciales et même centrales) rachètent des bons des pays les plus faibles de la zone euro.
Ces problèmes se voyaient dans l’hypertrophie de la masse monétaire de la zone euro.
Dans ces conditions, la sortie massive de capitaux de la zone euro est normale, ainsi que la fluctuation à la baisse des indices d’actions (y compris aux Etats-Unis), dans une tendance lourde haussière, aux Etats-Unis du moins et dans le monde, en particulier dans les pays émergents.
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Par ailleurs, je recommande une fois de plus à mes honorables lecteurs (et lectrices) de lire le livre d’Alan Greenspan, L’âge des turbulences, qui permet d’acquérir une culture économique de base pour comprendre les problèmes monétaristes, en particulier que les banques ne font pas de création monétaire dans leurs opérations courantes contrairement à ce que tous les idiots inutiles les plus connus répètent continuellement.
Les gens de la Fed maitrisent parfaitement bien ces problèmes monétaristes. Quand on est nul, on fait comme les cancres : on copie sur les meilleurs élèves de la classe économique mondiale.
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