Pour Schumpeter, le capitalisme libéral triomphant, sous le leadership les Etats-Unis, sera vaincu à long terme, non pas par son adversaire historique, le communisme russe (ou un socialisme plus ou moins marxisant), mais par l’ennemi intérieur, celui qui est constitué par l’ensemble des Américains qui ne font pas partie directement du secteur productif, ceux qui profitent du welfare state (l’Etat-providence), c’est-à-dire de la prospérité obtenu par l’application de ce capitalisme libéral.
Ce sont essentiellement les enseignants, les journaleux, les fonctionnaires et toutes les professions dites sociales qui prolifèrent grâce à l’augmentation du niveau de vie.
Ils constituent un groupe dominant par leur maitrise des médias.
Larry Summers en est la dernière victime (en date).
En effet, la direction de la Fed reviendra certainement à Janet Yellen, non pas parce qu’elle est plus compétente que son rival, mais parce qu’elle est une femme, et de gauche, ce qui lui vaut l’appui de tous les adversaires du capitalisme libéral alors que Larry Summers est un peu comme ce bon vieux Greenspan : un bon connaisseur des milieux financiers et bancaires et un bon économiste, avec une solide culture théorique, et ouvertement un bon défenseur du capitalisme libéral, toutes les qualités qu’il fallait pour diriger la Fed.
Les dirigeants de la Fed jouent un rôle essentiel dans le maintien des bons fondamentaux en n’hésitant pas à contrer les tendances laxistes des hommes politiques, ce qui ne sera pas le cas du successeur du bombardier furtif B-2, Ben Bernanke.
Dans le passé, les dirigeants de la Fed se sont montrés trop complaisants avec les dirigeants de la gauche américaine au pouvoir, ce qui a conduit à une inflation difficilement maitrisable.
De nouvelles dérives sont à craindre à l’avenir