L’€ffondrement de la zone euro a déjà commencé avec de fortes secousses bancaires dans certains pays préludant à son €clatement avec un risque très fort de tsunami, telles sont les conséquences normales de l’hypertrophie de la masse monétaire qui s’y est développée.
Qui en est responsable ?
D’abord et avant tout les autorités monétaires, c’est-à-dire les gens des banques centrales dont l’activité principale est justement de maitriser ces problèmes qui le sont très bien aux Etats-Unis, par ceux de la Fed mais aussi par des universitaires et autres business économistes en liaison avec le gouvernement comme Arthur Laffer qui a fort justement bien exprimé que l’argent sain est le premier pilier des Reaganomics.
Ensuite, les hommes (et les femmes !) politiques de la zone euro qui laissent se développer cet argent non gagné en distribuant des revenus indus par l’instauration de diverses aides dites sociales et en n’adoptant pas les lois et règlements nécessaires au bon fonctionnement des marchés.
Comme je l’ai déjà écrit à maintes reprises, l’éclatement nécessaire de la bulle en M1 ne peut pas se faire en douceur. Pour l’instant, les corrections n’affectent que certains pays de la zone euro avec une récession durable et un taux de chômage de 25 % de la population active.
Comme cette hypertrophie de la masse monétaire passe par l’intermédiaire des banques, leurs bilans devraient donner de bonnes indications sur les risques encourus.
Avec un leverage de 33,9 il était prévisible que Laiki Bank disparaisse à la moindre secousse tellurique à Chypre. Les nuls en connaissances bancaires qui ont prêté ou déposé de l’argent dans cette banque sont effectivement responsables de leur ignorance et doivent logiquement en supporter les pertes.
Ils n’avaient qu’à suivre les bons conseils préconisés par ce bon vieux Greenspan (et repris en particulier par moi) au lieu de faire confiance aux idiots nuisibles et à ces banksters.
Il en sera de même inévitablement un jour avec nos péquenots du Crédit Agricole dont le leverage culmine à 62,9 ! et avec les mécanos de la Générale dont le leverage réel est de 33,1.
Par contre, avec un leverage de 19,1 Bank of Cyprius donnait l’impression d’une relative fiabilité mais comme son bilan n’affiche curieusement pas de goodwill, il est a priori suspect.
En fait, une mention absconse dans son dernier communiqué précise que la banque considérait qu’elle n’avait pas à faire état fin décembre 2012 d’écarts d’acquisition, mais euh, ben… qu’il ne faudrait pas s’étonner qu’il y en ait un jour en cas de secousses bancaires !

Effectivement, c’est ce qui s’est produit.
Là aussi, les autorités bancaires et les dirigeants de cette banque sont responsables car tous ces gens savaient que les chiffres publiés ne donnaient pas une image fidèle de la réalité comme le montre le fait qu’il aura fallu apporter… 17 milliards d’euros pour combler le trou de ces deux banques !
Les comptes de Bank of Cyprius sont certifiés par Ernst & Young qui aurait dû… ne pas les certifier en l’état. Ernst & Young est donc également l’un des responsables des pertes supportées par Bank of Cyprius et devrait en supporter les conséquences comme Arthur Andersen avec Enron.
Les personnes qui ont prêté ou déposé de l’argent dans cette banque ne sont pas responsables des pertes et ne devraient donc pas les supporter, et encore moins les contribuables euro-zonards.
Il en est de même en Slovénie avec NLB et NKBM certifiées elles aussi par… Ernst & Young : les 7 milliards d’euros de pertes répertoriées par le FMI ne sont pas comptabilisés dans les bilans de ces deux principales banques !
Le plus grand désordre règne dans les banques de la zone euro car les règles de bonne gestion ne sont pas appliquées ni même en vigueur.
Et pourtant, tout est simple : les banques doivent respecter un leverage réel inférieur à 10 (cf. mes analyses), les comptes doivent donner une image fidèle de la réalité.
Tout contrevenant doit être sanctionné, condamné. Les victimes doivent être indemnisées, les ignares doivent supporter les conséquences de leur ignorance.
Un minimum de culture bancaire est indispensable maintenant dans un monde fortement bancarisé.
Cliquer ici pour accéder au dernier rapport financier de Bank of Cyprius.