La Banque de France a publié les chiffres des agrégats monétaires du mois d’octobre, ce qui n’intéresse personne, ou presque…
Au cours de ce dernier mois, les Français ont modifié leur comportement : ils ont retiré de leurs comptes courants 10 milliards d’euros, ce qui se voit dans l’agrégat M1 et ils ont augmenté leur épargne de précaution de 7,8 milliards, ce qui correspond à l’agrégat M2-M1,
Document 1 :

L’augmentation de l’agrégat M2-M1 est de 7,0 % d’une année sur l’autre, ce qui est très important, alors que celle de M1… diminue à 3,4 %,
Document 2 :

Cette hausse de l’épargne signifie que les Français consomment moins, ce qui contribue à maintenir la croissance du PIB à zéro, voire négative,
Document 3 :

Cette stagnation du PIB réel, ou plutôt la récession, est durable en particulier à cause de l’hypertrophie de M1 qui représente presque 30 % du PIB,
Document 4 :

Dans les années 90, avant l’adoption de l’euro, la situation de la France était normale car M1 représentait moins de 20 % du PIB avec une tendance décroissante vers les 15 % comme actuellement aux Etats-Unis où l’argent y est sain, ce qui constitue le premier pilier des Reaganomics.
M1 devrait se monter aux alentours de 300 milliards d’euros.
L’hypertrophie de M1 est donc de l’ordre de 275 milliards. Elle provient de l’argent non-gagné distribué précédemment.
Il est a priori impossible de rétablir de l’argent sain dans ces conditions (il n’y a pas d’antériorités), ce qui condamne durablement la France à une croissance nulle, voire négative, avec de fortes tensions déflationnistes comme au Japon, voire un €ffondrement comme en Argentine.
Pour l’instant, tout va bien, pas d’€ffondrement.
Carpe diem. Ce sera pire à l’avenir.