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France : déficits extérieurs

France : déficits extérieurs

 

La Banque de France vient de publier les chiffres de la balance des paiements pour le mois de février qui montrent une fois de plus l’importance du déficit de la balance commerciale française, en particulier celle portant sur les biens seuls : aux alentours de 4 milliards d’euros par mois depuis plus d’un an,

Graphique 1 :

2010.04.13.1.BCMENS.gif

 

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Avant l’adoption de l’euro, les entreprises françaises étaient compétitives : les exportations étaient globalement supérieures aux importations (jusqu’en 2004), mais tout se détériore au fil des années alors que l’Allemagne continue à dégager des excédents de plus en plus importants.

Sur 12 mois glissants, le déficit fluctue autour de 50 milliards d’euros, la tendance lourde est nettement baissière,

Graphique 2 :

2010.04.13.2.BCCUM.gif

 

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La balance commerciale sur les seuls biens est devenue nettement déficitaire depuis l’été 2004 (plus de 200 milliards d’euros en cumul depuis cette date), pire : le déficit des investissements s’accentue depuis l’été 2005 (plus de 250 milliards en cumul), les tendances lourdes étant nettement baissières,

Graphique 3 :

2010.04.13.3.BCICUM.gif

 

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En effet, les entreprises étrangères désinvestissent en France (la courbe bleue de tendance plonge) alors que les entreprises françaises investissent davantage à l’étranger (la courbe rouge de tendance monte) car il n’est plus rentable d’investir en France bien que le niveau de productivité horaire y soit l’un des plus hauts dans le monde (au 3° rang d’après l’OCDE),

Graphique 4 :

2010.04.13.4.IEF.gif

 

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Les avantages de la haute productivité horaire des personnes travaillant en France sont totalement anéantis par la mauvaise gestion de la res publica et surtout par l’antilibéralisme qui y règne.

La différence entre les investissements étrangers en France et (moins) les investissements français à l’étranger s’est dégradée récemment,

Graphique 5 :

2010.04.13.5.IFME.gif

 

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La baisse actuelle de la compétitivité de la France est comparable à celle du début de ce siècle (à cause de l’adoption de la politique économique du gouvernement socialiste et en particulier des 35 heures mais le petit Nicolas fait pire que la Dame des 35 heures !

Il est très difficile de redresser de telles tendances (c’est pire en Grèce et ce sera pire à l’avenir !).

Aux Etats-Unis, le déficit de la balance commerciale est compensé par les entrées nettes de capitaux attirés par la forte rentabilité des entreprises, surtout dans les secteurs innovants, ce qui n’est pas le cas en France.

Résultat (que personne à ma connaissance ne montre) : la dette nette de la France par rapport à l’étranger accumulée depuis aout 2004 se monte à 250 milliards d’euros,

Graphique 6 :

2010.04.13.6.DETNET.gif

 

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Cette dette nette résulte en fait d’une dette brute accumulée depuis aout 2004 qui fluctue aux alentours de 800 milliards d’euros,

Graphique 7 :

2010.04.13.7.DETBRUT.gif

 

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Elle a tendance à augmenter depuis ces derniers mois,

Graphique 8 :

2010.04.13.8.DETBM.gif

 

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Dans ces conditions, la France ne peut aider la Grèce qu’en s’endettant davantage !

L’importance de la dette de la France est occultée par l’existence de la zone euro grâce aux excédents de l’Allemagne.

C’est grave car les Français sont inconscients du danger que cela représente à terme.

 

Une fois de plus, je suis quand même un peu surpris de constater que je suis le seul (à ma connaissance) à soulever ce problème qui est pourtant bien connu des gens de la Banque de France et qui est potentiellement alarmant.

***

 

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M
<br /> Junker, ou un autre politocard du meme acabit, ne sortira jamais qu'avec les memes rengaines et surtout le meme objectif: toujours plus controler, meme s'ils en sont incapables et le demontrent<br /> depuis des lustres.<br /> <br /> Fixer des limites? comment, a partir de quoi, ou?<br /> <br /> Et puis pourquoi continue t il a se poser la question, vu que sa reponse (la seule qu'il aurait trouver quoi qu'il arrive) est deja formulee?<br /> <br /> <br />
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D
<br /> junker a dit "Compte tenu de l'impact à l'évidence négatif d'un secteur financier excessivement gros, nous continuons à nous demander si des limites ne devraient pas être imposées à la taille même<br /> du secteur financier. La réponse à cette question est oui."<br /> Je suis d'accord et pas d'accord...je trouve qu'appliquer le ù est bien plus simple, sinon, si on limite un secteur, il faut limiter tout les secteurs non?<br /> <br /> <br />
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C
<br /> <br /> Pour ma part, j'ai hésité.<br /> <br /> <br /> En fait, le respect strict du µ est suffisant car une banque trop grosse ne peut pas avoir un bon µ et de bons ratios de rentabilité (ROE).<br /> <br /> <br /> C'est la solution la + simple, donc la meilleure, c'est celle de ce bon vieux Greenspan !<br /> <br /> <br /> (je l'ai déjà écrit précédemment)<br /> <br /> <br /> <br />
P
<br /> D’après vos graphique le cumul de la dette de la France/Etranger diminue depuis juin 2008 en effet la dette (graphe 8) est devenue négative, Pouvez vous nous préciser quelles transactions sont à<br /> l’origine de cela, le bilan des investissements étant toujours vers l’étranger, la balance commerciale aussi, d’où vient cet argent ?<br /> NB : on remarque sur vos graphes une évolution similaire de la situation lors de la précédente crise 2001-2002, si cela n’est pas le fruit du hasard, on devrait observer une augmention de la dette<br /> en cette sortie de crise.<br /> NB2 : il faut se méfier des interpolations polynomiales qui on tendance à s’incurver naturellement au début et à la fin de la courbe (en fonction du degré choisi) sans que cela est un caractère<br /> prédictif.<br /> <br /> <br />
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C
<br /> <br /> Vous avez en fait la réponse dans mon post suivant.<br /> <br /> <br /> La courbe de tendance polynomiale donne une bonne image de ce qui s'est passé, quand on choisit bien les paramètres.<br /> <br /> <br /> Aux extrémités, il peut y avoir des indications qui ne correspondent pas à des prédictions fiables.<br /> <br /> <br /> Par contre, ici, la tendance de ces derniers mois est fiable.<br /> <br /> <br /> <br />
B
<br /> Mercredi 14 avril 2010 :<br /> <br /> A 18H00 (16H00 GMT), le taux de l'obligation d'Etat grecque à 10 ans est remonté à 7,034 %, contre 6,815 % mardi vers 16H00 GMT, et le "spread" (différentiel avec le Bund allemand à 10 ans) s'est<br /> rapproché des 400 points de base, en s'établissant à 390 points contre 367 la veille.<br /> <br /> http://www.romandie.com/infos/news/201004141858040AWP.asp<br /> <br /> Lundi 12 avril : le taux de l'obligation grecque à 10 ans était de 6,637 %.<br /> Mardi 13 avril : le taux de l'obligation grecque à 10 ans était de 6,815 %.<br /> Mercredi 14 avril : le taux de l'obligation grecque à 10 ans était de 7,034 %.<br /> <br /> <br />
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J
<br /> Pour les échanges à l'intérieur de la zone Euro, je vous suis. Ce qui me semble plus intéressant, ce sont les échanges à l'extérieur (notamment vers la Chine et vers les USA) d'une part et pour<br /> tout ce qui concerne le secteur des matières premières.<br /> <br /> <br />
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