Goldman Sachs et les banques US
Les dirigeants de Goldman Sachs viennent enfin de publier son bilan (!). Son ratio d’endettement s’améliore de peu car les bénéfices sont fortement minorés par $550 millions de pénalité payés à la SEC pour que la bande des Démocrates actuellement au pouvoir les laissent un peu tranquilles et par $600 millions subtilisés par leurs homologues du Royaume-Uni.
Sans les interventions intempestives de l’internationale socialiste, le multiple µ (leverage) serait tombé à moins de 11, ce qui aurait été parfaitement dans les normes,
Tableau 1 :
| Goldman Sachs | 2009 Q2 | 2009 Q3 | 2009 Q4 | 2010 Q1 | 2010 Q2 |
| Actions de préférence | 7,0 | 7,0 | 7,0 | 7,0 | 7,0 |
| Total des dettes réelles | 839,6 | 823,8 | 785,2 | 814,5 | 816,3 |
| Capitaux propres réels | 59,9 | 58,4 | 63,8 | 66,0 | 66,9 |
| µ réel | 14,0 | 14,1 | 12,3 | 12,3 | 12,2 |
| Tier d'origine réel | 7,1 | 7,1 | 8,1 | 8,1 | 8,2 |
Les chiffres sont en milliards de dollars (US$) sauf pour les ratios.
La bande des Démocrates actuellement au pouvoir aux Etats-Unis n’a même pas eu l’idée d’imposer la loi que ce bon vieux Greenspan aurait fait adopter : un µ strictement inférieur à 12,5 avec pour objectif 10, résultat obtenu par sa seule parole car il conserve toujours son prestige auprès des investisseurs qui suivent ses recommandations,
Tableau 2 :
| 2010 Q2 | Bk of America | JPMorgan | Citigroup | Goldman Sachs |
| actions préférence | 18,0 | 8,2 | 0,3 | 7,0 |
| total des dettes | 2 148,7 | 1 851,1 | 1 783,2 | 816,3 |
| capitaux propres | 215,2 | 163,0 | 154,5 | 66,9 |
| µ réel | 10,0 | 11,4 | 11,5 | 12,2 |
| Tier d'origine réel | 10,0 | 8,8 | 8,7 | 8,2 |
Les big banks américaines sont revenues dans les normes, mais les 3 plus grosses sont encore trop grosses, ce qui fait que leur rentabilité est inférieure aux normes.
Pour restaurer une rentabilité normale des capitaux investis de 15 % (ROE), les big banks doivent éclater en baby banks.
Conclusion : les milliers de pages de réglementations imposées par les Démocrates actuellement au pouvoir aux Etats-Unis ne servent à rien : il suffit de laisser faire les marchés pour que les banques fonctionnent normalement pour assurer la croissance du PIB à son potentiel optimal.
Tout est simple…
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