De plus en plus de bonimenteurs et même des hommes politiques commencent à admettre dans les médias que les grandes banques européennes doivent respecter les règles prudentielles d’endettement en augmentant leurs capitaux propres et diminuant le total de leurs dettes.
Un petit rappel : en dehors de quelques honorables lecteurs de mon blog, tout le monde, en particulier la communauté bancaire, prétendait que je racontais n’importe quoi avec mes chiffres.
Pourtant, ils révélaient la réalité : les big banks américaines respectent ces règles d’endettement alors que les Gos banques françaises en sont loin, l’écart est très clair et considérable,
Document 1 :
Document 2 :
Il en est de même en Allemagne, en Suisse (avec UBS et CS), au Royaume-Uni et ailleurs.
Dans les banques qui ont un multiple d’endettement trop élevé, mon µ, le leverage, il y a toujours quelque chose qui ne va pas quelque part et en particulier, elles ne peuvent pas supporter de fortes turbulences financières.
Le rôle de l’Etat n’est pas de leur venir en aide quand elles sont sur le point de couler, ni des les surveiller, ce qui ne servirait à rien, mais de mettre en place des lois et des règlements pour leur imposer de respecter ces règles prudentielles d’endettement en concordance avec les organismes comptables et bancaires internationaux.
C’est simple, tout est simple.
Le problème est que les dirigeants des Gos banques ne veulent pas respecter ces règles car en les appliquant, cela montrerait que leur gestion est catastrophique : en effet, en comptabilisant les actifs à leur juste valeur de marché, les Gos banques devraient enregistrer des pertes très importantes et donc afficher des ratios de rentabilité… négatifs au point d’être obligées d’être recapitalisées par l’Etat auquel elles sont rattachées, ce qui n’est pas admissible.
Les fondamentaux sont incontournables. Il en est de même pour l’€URSS : l’optimum économique ne peut être atteint que dans un système de changes libres. L’euro-système doit disparaitre.
La vieille Europe est en train de sombrer par manque de culture économique et financière et à l’opposé, l’Amérique conserve son leadership dans le monde grâce à ses dirigeants et à leurs conseillers, les Reaganomics, qui maitrisent parfaitement bien le monétarisme.
| 2011 Q2 | Bank of America | JPMorgan | Citigroup | Total | |
|---|---|---|---|---|---|
| Preferred stocks | 16,562 | 7,8 | 0,293 | 24,655 | |
| Liabilities | 2,120.605 | 2,071.685 | 1,780.262 | 5,972.552 | |
| Equity | 218,505 | 175,079 | 176,364 | 569,948 | |
| Leverage (µ) | 9.7 | 11.8 | 10.1 | 10.5 | |
| Tier 1 (%) | 10.3 | 8.5 | 9.9 | 9.5 | |
| 2011 Q2 | BNP | Cdt Ag SA | Soc Gen | BPCE | Total |
| Liabilities | 1,857.863 | 1,546.714 | 1,135.473 | 1,010.562 | 5,550.612 |
| Equity | 68.216 | 47.101 | 22.535 | 46.7 | 184.508 |
| µ (leverage) | 27.2 | 32.8 | 50.4 | 21.7 | 30.1 |
| Tier1 (%) | 3.7 | 3.0 | 2.0 | 4.6 | 3.3 |