GosBanks françaises / U.S. big banks
Le total des dettes des 3 big banks des Etats-Unis est de 5 900 milliards de dollars soit 40 % du PIB ($14 730 milliards) des 300 millions d’Américains,
Tableau 1 :
| 2010 Q3 | Bank of America | JPMorgan | Citigroup |
| Actions de préférence | 18,1 | 7,8 | 0,3 |
| Total des dettes | 2 115,4 | 1 975,6 | 1 818,4 |
| capitaux propres | 212,4 | 166,0 | 164,9 |
| Leverage (µ) | 10,0 | 11,9 | 11,0 |
| Tier (%) | 10,0 | 8,4 | 9,1 |
Les chiffres sont en milliards de dollars, µ est un multiple.
Beaucoup d’Américains estiment que ces big banks sont too big to fail alors que les nôtres sont considérablement plus dangereuses : le total des dettes de nos 4 Gos banques est de 6 000 milliards d’euros, soit 3,2 fois le PIB annuel (€1 920 milliards) pour 64 millions d’habitants,
Tableau 2 :
| 2010 T3 | BNP* | Cdt Ag Groupe | Soc Gen | BPCE |
| Total des dettes | 2 169,0 | 1 787,2 | 1 124,3 | 1 061,3 |
| Capitaux propres | 68,1 | 72,5 | 25,7 | 44,9 |
| Leverage (µ) | 31,9 | 24,7 | 43,7 | 23,6 |
| Tier (%) | 3,1 | 4,1 | 2,3 | 4,2 |
Les chiffres sont en milliards d’euros.
BNP, la plus grande banque du monde par le total de ses dettes, ne publie même pas son bilan trimestriel, ce qui est contraire aux règles les plus élémentaires, en toute impunité.
La défaillance d’une de nos Gos banques (avec des ratios d’endettement hors normes) serait irrattrapable, et elles sont capables du pire comme les meccanos de la Générale l’ont déjà montré en faisant perdre 5 à 6 milliards d’euros en quelques jours.
Les big banks américaines respectent presque déjà les exigences de Bâle III : un µ inférieur à 10 et un Tier supérieur à 10 % alors qu’il manque 400 milliards d’euros de capitaux propres à nos Gos banques françaises (pour les respecter) : 150 milliards pour la BNP, 105 milliards pour le Crédit Agricole, 85 milliards pour la Générale et 60 milliards pour BPCE.
Le gros problème qui se pose actuellement dans le monde est l’aptitude des communautés nationales (politiques et financières) à imposer aux dirigeants des big banks le respect des règles d’endettement pour que seuls les actionnaires paient leurs erreurs, et non pas les contribuables.
La défaillance de big banks qui ne respectent pas les règles d’endettement peut arriver très vite comme le montre ce qui s’est passé aux Etats-Unis et en Irlande (replongée dans une crise profonde après 25 ans de croissance et de prospérité).
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Ces règles d’endettement (leverage ou Tier) telles que je les calcule d’après celles qui ont été édictées par la BRI, ne garantissent pas parfaitement la bonne santé des banques qui les respectent, mais ce sont les meilleures et les plus simples car elles obligent les actionnaires à engager d’une façon importante leur responsabilité en cas de pertes inattendues, ce qui les incite à contrôler efficacement la gestion des dirigeants auxquels ils confient leurs capitaux.
Par ailleurs, toutes les observations sont concordantes : les banques qui respectent ces règles n’ont jamais de gros problèmes qui n’arrivent qu’à celles qui ne les respectent pas. Cet indicateur est le plus fiable et le plus pertinent. C’est celui qui est défendu par ce bon vieux Greenspan.
Tout est simple…
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