La sortie de la Grèce de l’euro système se précise : des gens de la BCE et des institutions de l’UE n’hésitent plus déjà à évoquer cette possibilité depuis quelques jours en précisant qu’il n’y a là rien de dramatique (pour l’euro), les rendements des bons à 2 ans du Trésor de la Grèce sont à 28 % !
Effectivement, la Grèce peut sortir de l’euro système sans créer de graves turbulences mondiales directes mais le problème se trouve dans les effets indirects : ils sont difficilement tous cernables.
Tous les bons spéculateurs savent depuis longtemps que la dette de l’Etat grec ne sera pas honorée et que la plupart des banques grecques vont se retrouver dans une situation très délicate.
C’est la chute de ce deuxième domino qui aura des conséquences graves et importantes : elle précipitera la chute d’autres dominos, beaucoup d’entreprises en Grèce et ailleurs, et en particulier elle créera beaucoup de difficultés pour nos Gos banques sous-capitalisées.
Soyez tranquilles : avec moi, aucune banque ne pourra faire faillite en France a dit notre histrion ignare.
Soit mais Moody’s vient de placer sous surveillance avec implication négative nos 3 Gos banques. Sachant que les agences de notation voient l’avenir en regardant dans le rétroviseur, le pire devient possible sinon probable.
En restant réaliste, le pire envisageable est que certaines de nos Gos banques ne puissent plus faire face à leurs obligations par les moyens ordinaires et qu’elles soient obligées de céder plus ou moins en catastrophe certains de leurs actifs comme l’ont déjà fait les mécanos de la Générale en janvier 2008.
Les risques seront alors élevés pour les investisseurs car ces Gos banques pourront alors être amenées à vendre une grande partie des actions qui se trouvent dans leurs comptes, y compris donc celles de leurs clients !
Dans ce cas, le mécanisme de garantie des titres peut également intervenir à titre préventif lorsque la situation d’une banque laisse craindre à terme une indisponibilité des dépôts ou instruments financiers qu’il a reçus du public, compte tenu du soutien dont il peut par ailleurs bénéficier, dura lex sed lex.
Nos Gos banques ne feront certes pas faillite mais les malheureux investisseurs individuels perdront des plumes.
Tout est prévu pour une telle éventualité.
Cliquer ici pour lire l’article L322-2 du Code monétaire et financier.