Hydrocarbures / nucléaire
Ce n’est pas à l’Etat de fixer la politique énergétique nationale, c'est-à-dire de décider quelles seront les sources d’énergie à l’avenir, mais aux marchés.
L’Etat ne doit fixer que les règles du jeu économique pour qu’il se déroule à son potentiel optimal pour toutes les parties. Le problème est alors de fixer les bonnes règles, sinon des dysfonctionnements graves peuvent se produire (la taxe carbone est un bon exemple de ce qu’il ne faut surtout pas faire !).
Compte tenu de ces contraintes, les spéculateurs, c'est-à-dire ceux qui voient juste et loin, donnent de bonnes indications aux marchés.
Il suffit pour cela d’observer le mouvement des capitaux qui se dirigent vers les industries des hydrocarbures.
La rentabilité des capitaux investis mesurée par le ROE (Return On Equity, le rapport du résultat net sur les capitaux propres en pourcentage) des grands producteurs de pétrole est supérieure aux normes : elle est de 20 % en moyenne pour Exxon et Chevron, malgré les prélèvements gigantesques imposés par les différents Etats.
Les capitaux se dirigent aussi vers le gaz qui est une source d’énergie très efficiente qui a un grand avenir.
Ainsi par exemple, General Electric, se désengageant de la communication, vient d’acquérir pour 3,2 milliards de dollars une société française fournissant des produits utilisant des techniques de pointe pour l’industrie du gaz : Converteam (5 300 salariés, 1 600 ingénieurs) une ancienne filiale d’Alstom reprise par ses dirigeants.
Toute politique industrielle menée par l’Etat, français surtout, est un échec ! Les hommes politiques sont totalement incompétents a priori pour prendre de bonnes décisions d’investissement.
L’industrie nucléaire n’est pas rentable, elle consomme énormément de capitaux et elle est très dangereuse. Les bons spéculateurs comme Warren Buffett s’en dégagent (cf. Constellation).
Areva, Alstom, EDF, GDF et autres monstres étatiques (CEA, CNRS, etc.) ne font que perdre l’argent des contribuables pendant que d’autres entreprises bétonnent les campagnes électorales des hommes politiques, comme par exemple Bouygues qui construit deux murs de 1,30 mètre pour le confinement de l’EPR de Flamanville, ce qui fait l’admiration de l’histrion ignare qui règne encore à l’Elisée et contribue au financement de sa campagne mal partie...
La politique énergétique choisie par les hommes politiques français en faveur du nucléaire aura été une grave erreur quand on prend en considération l’ensemble des coûts réels, la non-rentabilité des sommes engagées et la pollution externalisée au Niger (contrairement à ce qui avait été proclamé, le nucléaire n’a pas contribué à l’indépendance de la France car tout l’uranium utilisé est importé).
A l’opposé, les deux tiers des petits Suisses peuvent avoir accès au gaz naturel, ce qui leur permet d’élargir leurs choix en matière énergétique (comment font-ils pour tout réussir ?).
A l’avenir, d’autres sources énergétiques efficientes émergeront.
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