Les résultats (en vert) d’Interactive Brokers, la référence de ce secteur des courtiers-teneurs de marchés montre une structure normale pour ce qui concerne les gains de trading (47 % des revenus) et de courtage (32 %, en bleu) et les charges de personnel (14 % des revenus, en rouge)…
Document 1 :

… ce qui n’est pas le cas de Saxo Bank qui tire ses bénéfices essentiellement d’opérations risquées de change en tant que teneur de marché d’options sur devises (56 % des revenus) moyennant le versement de rémunérations hors normes à ses traders acrobates de haut vol (53 % des revenus ! ligne correspondant à la note 8, en violet, jaune et rouge !),
Document 2 :

Les courtiers sont par définition des entreprises financières dont il faut se méfier car leurs clients leur confient leur argent qu’ils sont censés utiliser en considération des ordres qu’ils leur donnent.
Le grand danger est que certains courtiers profitent de ces capitaux pour faire des opérations risquées à l’insu du plein gré de leurs clients, en particulier de multiples opérations de change entre l’enregistrement de deux ordres, ce que ne font jamais les banques (normalement, car elles placent habituellement leurs disponibilités sur le marché interbancaire ou à la banque centrale).
Ça marche un certain temps mais pas tout le temps !
MF Global, un courtier honorablement connu depuis longtemps a fait faillite récemment. D’autres suivront. Dans ces circonstances, tous les clients de ces courtiers à risques, attirés par leurs bas tarifs (en réalité à perte) ne pourront pas récupérer tous leurs capitaux en cas de faillite.
Tant pis pour eux ! Ils n’avaient qu’à se méfier des courtiers douteux, c’est-à-dire ceux qui ont des comptes hors normes, au lieu d’investir dans une banque ordinaire digne de confiance.