Le nouvel impôt sur l’EBE, inadmissible sur le plan des principes, est absolument catastrophique pour les entreprises comme le montre un petit calcul prévisionnel sur un exemple type…
Pour simplifier, prenons le cas d’une entreprise ayant un chiffre d’affaires de 100, milliers, millions ou milliards d’euros, peu importe.
Supposons, toujours pour simplifier, que l’EBE de cette entreprise innovante se monte à 20.
Elle devra payer ce nouvel impôt sur l’EBE de 1 % sur 20, soit 0,2 ce qui ne fait pas grand-chose d’après tous les hommes politiques (au pouvoir ou dans l’opposition, la différence étant négligeable pour ces problèmes fiscaux).
Prenons le cas d’un résultat net avant impôt de 6, chiffre a priori dans la moyenne des entreprises françaises (le résultat net par rapport au chiffre d’affaires est de l’ordre de 3 à 5 %).
Le taux d’impôt sur les bénéfices des sociétés, actuellement de 34,43 % avec la CSG, condamne l’entreprise à payer 2,0658 à ce titre, auquel il faudra ajouter dorénavant le nouvel impôt sur l’EBE de 0,2 soit un total de 2,2658… ce qui représente un taux d’imposition réel (par rapport au bénéfice avant impôts de 6) de… 37,7633 % !
Helmut Schmidt avait fort justement dit que les bénéfices d’aujourd’hui sont les investissements de demain et les emplois d’après-demain.
Cet impôt sur l’EBE est le meilleur moyen pour couler le plus possible d’entreprises, d’accentuer la crise et le chômage.