L’ISDA (l’International Swaps and Derivatives Association) sera quasiment obligée de déclarer la Grèce en défaut de paiement demain jeudi.
En effet, l’Etat grec est dans l’incapacité de payer sa dette lors de la prochaine échéance de mi-mars et il a modifié unilatéralement les conditions d’emprunt en obligeant les prêteurs à supporter une perte de 200 milliards d’euros, surtout en s’apprêtant à activer les clauses d’action collective, ce qui constitue deux des trois cas possibles qui caractérisent le défaut de paiement.
Inversement, si l’ISDA ne déclarait pas le défaut de paiement de la Grèce, elle perdrait sa crédibilité et aucun investisseur ne recourrait plus à ses services, ce qui empêcherait par la suite ces investisseurs de s’assurer contre les défauts de paiement sur les dettes souveraines, ce qui conduirait à un affaiblissement durable de ce marché et à une hausse des taux.
Des investisseurs ont payé pour être protégés en cas de défaut de paiement. Les contrats doivent être respectés. Les perdants doivent payer.
Une dépêche de l’AFP, pour une fois sensée, a abordé correctement ce problème