L’Allemagne écrasée
L’Allemagne vient d’être écrasée par ces cochons de pays du Club Med…
Des lecteurs avisés de mon blog ont rapporté plusieurs articles très intéressants publiés par la presse étrangère, cf. celui de Libertad Digital Economia sur mon billet précédent et un autre du Spiegel, cliquer ici pour le lire (version en anglais), qui relate ce qui s’est passé après le plongeon des bourses les 6 et 7 mai.
Le coup le plus grave a été porté par Jean-Claude Le Tricheur qui a démocratiquement terrassé les Allemands en faisant adopter à une écrasante majorité la possibilité pour les banques centrales de la zone euro d’acquérir des bons de leurs Trésors, ce qui est contraire aux principes intangibles de la Buba.
Toutefois, Angela Merkel a réussi à repousser à plusieurs reprises les tentatives de Sarko & Co. d’émettre des ersatz de bons du Trésor au niveau de la zone euro.
Les Allemands viennent de perdre une bataille, mais pas la guerre.
Ils ne peuvent pas laisser tomber ces cochons de pays du Club Med car cela aurait des conséquences immédiatement très graves pour eux (et dans le monde entier) et ils ne peuvent pas admettre non plus de bosser éternellement pour faire vivre ces cochons de pays du Club Med.
Pour l’instant, c’est la recherche de la survie à très court terme dans la précipitation et dans l’improvisation en rafistolant et en compliquant davantage l’usine à gaz euro-zonarde.
Comme je l’ai écrit à maintes reprises, il est impossible de perpétuer des déficits des balances commerciales et des capitaux en France et dans les autres de ces cochons de pays du Club Med.
On fonçait dans le mur. Maintenant on y est.
Le jeu est très ouvert. Tout dépendra des décisions qui seront prises par des gens inncompétents.
Au mieux, ce sera pire, au pire, ce sera terrrrible.
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Par ailleurs, je maintiens et précise ce que j’ai écrit précédemment : il est impossible, invraisemblable, que les autorités américaines ne sachent pas, aujourd’hui 20 mai, pourquoi les bourses ont plongé brusquement et autant le jeudi 6 mai vers 20 heures 40 françaises !
Une explication logique est la suivante : la BCE a été en défaut de paiement à ce moment-là.
La Fed est alors intervenue pour rétablir au plus vite le fonctionnement normal des marchés.
Le lendemain, vendredi 7 mai, la BCE a régularisé la situation en catastrophe mais elle n’a été assainie à court terme qu’à partir du moment où la Fed a accepté (le dimanche soir 9 mai) de réactiver les accords de swaps entre les grandes banques centrales.
Ouf ! On est passé de justesse à côté du crash euro-zonard !
Pour comprendre ces problèmes, il est indispensable d’avoir un minimum de connaissances sur l’architecture du système bancaire mondial, qui passe par le réseau des banques centrales, et pour cela mon billet du 15 avril est a priori simple et clair, cliquer ici pour y accéder.
A tout moment, aucune de ces banques ne doit avoir une position nette débitrice auprès de la BRI (la Banque des Règlements Internationaux, celle du système des banques centrales).
Les pays qui ont une situation nette débitrice doivent emprunter auprès de ceux qui ont une situation nette créditrice.
Dans ce cadre, la BCE a été en défaut de paiement le 6 mai pendant quelques minutes, ce qui a provoqué une panique, et un fâcheux précédent.
Les excédents commerciaux de l’Allemagne ne peuvent plus compenser la défiance qu’ont les marchés dans ces cochons de pays du Club Med : les capitaux sortent de la zone euro dans une certaine panique.
Comme je l’ai écrit, l’Amérique peut supporter le choc grâce au retour de la croissance, mais la vieille Europe est au tapis.
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