La 1° bombe atomique de la nomenklatura euro-zonarde (à laquelle s’est adjointe notre Bécassine adorée !) a éclaté le samedi 16 mars au petit matin en accaparant carrément sauvagement 10 % des montants des comptes détenus par les clients des banques chypriotes.
Piquer le fric là où il est, telle est la solution toujours rêvée de tous les militants socialistes les plus extrémistes. La nomenklatura euro-zonarde a osé le faire ce jour-là à Chypre.
C’est une grande première historique mondiale. Ce n’est que le début d’une longue série d’autres hold-up qui a commencé avec la multiplication des prélèvements obligatoires par et au profit de cette nomenklatura socialiste viscéralement antilibérale.
Les droits élémentaires (de propriété) des malheureux Euro-zonards ne sont plus respectés. C’est grave : c’est la spoliation organisée présentée comme légale.
Le prétexte invoqué est de sauver les banques chypriotes en faillite potentielle, ce qui risquait de provoquer une crise majeure à Chypre et par effet dominos dans la zone euro et ailleurs dans le monde.
Quid de ces banques ? La plus grande banque chypriote, Bank of Cyprus présente un bilan a priori satisfaisant avec un leverage de 20 correspondant à la moyenne des grandes banques systémiques mondiales, les SIFIs…
Document 1 :
Sommes en milliards d’euros.
… ce qui n’est pas en concordance avec ce plan dit de sauvetage des banques chypriotes.
En effet, le bilan publié présente une première irrégularité manifeste en incorporant les Convertible Enhanced Capital Securities (CECS, qui sont des obligations assorties d’intérêts) dans les capitaux propres, ce qui est une confusion inadmissible car les actifs ne peuvent être financés que par des capitaux propres et des dettes, la distinction entre ces deux notions étant fondamentale, irréfragable du moins dans tous les pays qui respectent le droit et la logique comptable…
Document 2 :

… comme c’est le cas en particulier aux Etats-Unis et au Canada, ce que Bank of Cyprus a clairement rappelé dans son communiqué du 11 février 2011,
Document 3 :

A partir du moment où les dirigeants d’une banque commettent une irrégularité condamnable, ils en commettent a priori d’autres. Le problème est de les trouver…
Bank of Cyprus ne publie pas d’écarts d’acquisition, ce qui est là aussi douteux. Dans ces conditions, où se trouve l’arnaque ?
La réponse est donnée surtout dans la note 11 qui montre que Bank of Cyprus comptabilise dans ses actifs une dizaine de milliards d’euros de prêts et avances à des clients grecs qui sont pour la plupart insolvables,
Document 4 :

Ainsi s’explique le trou de 17 milliards d’euros (l’équivalent du PIB annuel) avoué par les autorités chypriotes pour sauver leurs banques de la faillite.
Il a été camouflé au cours des années dernières par des artifices comptables.
Ces artifices peuvent éviter un tsunami à très court terme, mais le risque demeure et plus le temps passe, plus les dommages seront importants et douloureux.
Pour résoudre ces problèmes bancaires, une solution existe : appliquer le droit et les règles comptables.
Ainsi par exemple, les écarts d’acquisition (goodwill) doivent être enregistrés normalement, les capitaux propres doivent être clairement distingués des dettes, la règle prudentielle d’endettement bancaire édictée par ce bon vieux Greenspan doit être impérativement respectée (un leverage de 10 au maximum).
Le délit de présentation de comptes infidèles doit être appliqué aux dirigeants des banques qui publient des comptes qui ne donnent pas une image fidèle de la réalité…
Document 5 :

… et les peines encourues doivent être aggravées pour les banques présentant un risque systémique,
Document 6 :

Toutes mes analyses antérieures sont une fois de plus confirmées par cette 1° bombe atomique de la nomenklatura euro-zonarde qui vient d’exploser à Chypre en attendant celles qui vont suivre dans ces cochons de pays du Club Med dont fait partie la France.
Cliquer ici pour lire les derniers résultats de Bank of Cyprius.
Cliquer ici pour lire le communiqué de Bank of Cyprius sur les CECS.
Cliquer ici pour lire les documents sur le délit de présentation de comptes infidèles présentés par Audrey Nakache Avocat.
Cliquer ici pour lire le dernier article édifiant de Lars Seier Christensen cofondateur de SaxoBank sur la bombe atomique de la nomenklatura euro-zonarde.
| Bk of Cyprus | 2010 | 2011 | 2012 Q3 |
|---|---|---|---|
| 1 Assets | 42,637 | 37,474 | 36,235 |
| 2 Equity | 2,64 | 2,258 | 2,228 |
| 3 CECS | - | 0,862 | 0,429 |
| 4 Goodwill | - | - | - |
| 5 Tangible eq | 2,64 | 1,396 | 1,799 |
| 6 Liabilities | 39,997 | 36,078 | 34,435 |
| 7 Leverage (µ) | 15,2 | 25,8 | 19,1 |
| 8 Tier 1 (%) | 6,6 | 3,9 | 5,2 |