Les craintes des Allemands n’étaient pas fondées : le Mariole Draghi de la Banca d’Italia est capable de faire pire que Jean-Claude Le Tricheur, d’où les doutes des investisseurs sur la confiance qu’ils avaient en l’Italie et le bond des rendements de ses bons du Trésor…
Les réserves en devises de l’Italie sont au plus bas : 23 milliards d’euros pour 35 milliards d’importations par mois, soit moins d’un mois de réserves alors que la règle est d’avoir au moins 3 mois de réserves en devises… en réserve,
Document 1 :

La banque centrale italienne possède dans ses actifs des titres sûrs, en béton : 86 milliards d’euros de bons des Trésors de… la zone euro… qui ne vaudront plus grand-chose quand les dominos de l’euro-système s’écrouleront !
Document 2 :

La balance des paiements de juin fait apparaitre dans la rubrique 9 de l’actif 65 milliards d’euros d’Other Assets. C’est quoi ça ?
- Euh, ben, ché pas moi, répond le Mariole Draghi !
Ce sont une fois de plus des actifs douteux qui peuvent fondre dans la chute des dominos (a priori, ils sont en partie en relation avec les transferts de devises dans l’euro-système, de l’Allemagne vers ces cochons de pays du Club Med pour leur éviter d’être en défaut de paiement en devises).
Les capitaux propres se montent à 21,1 milliards d’euros pour un total du passif de 329,8 milliards ce qui correspond à un multiple µ de 14,6 (leverage), soit un ratio Tier de 6,9 % en réalité,
Document 3 :
| Banca d'Italia | 31/06/2011 |
|---|---|
| Total des dettes | 308,606 |
| Capitaux propres | 21,149 |
| µ (leverage) | 14,6 |
| Tier (%) | 6,9 |
C’est mauvais mais il y a pire.
Document 4 :

Les actifs bidonnés (c’est-à-dire non évalués à leur juste valeur du marché) sont financés par 22 milliards d’euros d’Other Liabilities et 65 milliards de Revaluation Accounts. C’est quoi ça ?
- Euh, ben, ché pas moi, ça arrive qu’on s’trompe, mais on sait pas où ! répond le Mariole Draghi !
Résultat : la position nette de l’Italie vis-à-vis de l’étranger semble fluctuer au mieux autour de – 400 milliards d’euros d’après les données officielles de la balance des paiements (elle est donc fortement négative),
Document 5 :

Jusqu’en 2009, ce qui sauvait l’Italie était sa balance commerciale des biens seuls qui était excédentaire, ce qui ne l’est plus depuis 2010, cette mauvaise tendance s’accentuant avec l’euro fort(tement surévalué) au 1° semestre 2011,
Document 6 :

La chute du domino italien est un gros morceau de la chute des dominos euro-zonards.
Cliquer ici pour voir la balance des paiements de l’Italie et cliquer ici pour les réserves en devises.