Lehman et Hoenig
Un petit rappel pour les personnes qui ont la mémoire courte : la banque des frères Lehman qui a été déclarée en faillite aux Etats-Unis le 15 septembre 2008 était cotée à Francfort car les autorités germaniques sont plus laxistes que leurs homologues américaines.
Par ailleurs, Lehman Brothers ne respectait pas les règles prudentielles d’endettement comme le montrent ces chiffres,
| Lehman Brothers | 2005 | 2006 | 2007 | 29/02/2008 | 31/05/2008 |
| Total des dettes | 393,3 | 484,4 | 668,6 | 711,2 | 639,4 |
| Capitaux propres | 16,8 | 19,2 | 22,5 | 24,8 | 26,3 |
| µ (leverage) | 23,4 | 25,2 | 29,7 | 28,6 | 24,3 |
| Tier réel (%) | 4,3 | 4,0 | 3,4 | 3,5 | 4,1 |
Sommes en milliards de dollars
Thomas M. Hoenig président de la Fed de Kansas City a parfaitement raison de répéter que les big banks sont encore too big to fail !
Une banque qui a fait faillite avec un total de ses dettes de l’ordre de 600 à 700 milliards de dollars (US$) sans respecter les règles prudentielles d’endettement a créé une chute importante du PIB aux Etats-Unis et dans le monde entier.
Il peut en être de même actuellement, en pire avec des banques comme les 3 big banks américaines qui ont chacune un total de leurs dettes de l’ordre de 2 000 milliards de dollars.
La survie de l’Amérique, et du monde, passe impérativement par la limitation de la taille des banques.
Une banque dont le total des dettes représentait 5 % du PIB a créé une situation difficilement rattrapable. La limite doit donc être inférieure : de l’ordre de 2 à 3 % au maximum.
BNP, dont le total des dettes dépasse le PIB de la France devrait être impérativement démantelée en une cinquantaine d’établissements.
Dans tous les pays, les dirigeants des big banks exercent une influence déterminante sur les hommes politiques de tous les partis susceptibles d’être au pouvoir et sur les opinions publiques par l’intermédiaire des journaleux et des bonimenteurs.
Il appartient aux victimes potentielles de leurs agissements de réagir positivement pour leur propre survie !
Cliquer ici pour voir la page de présentation de Thomas M. Hoenig.
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