Les feux d’artifice du 14 juillet sont avancés : hier, 12 juillet, l’écart entre les rendements des bons à 10 ans français (à 3,358 %) et ceux du Bund (à 2,577 %) a atteint un record historique en cours de séance à 30,3 %, aujourd’hui, ce n’est que 26,4 % vers 15 h 30 d’après les données Bloomberg,

Manifestement, je suis le seul à en rendre compte (pas un seul journaleux ni bonimenteur n’en parle).
Une fois de plus, les interprétations de ces écarts qui sont données dans les médias ne sont pas correctes : ils ne signifient pas que les Etats de ces cochons de pays du Club Med ne pourront pas rembourser leurs dettes publiques, mais qu’en tant qu’ersatz de monnaies, ils signifient que la situation de ces pays se dégrade fortement par rapport à la référence qu’est la Germanie.
Les pays de la zone euro divergeant, l’éclatement de cette zone est en attente.
Comme je l’ai écrit depuis le début de cette année : compte tenu des mauvais fondamentaux de la zone euro, les capitaux ont tendance à en sortir, ce qui fait tomber les cours des big banks too big to fail puis les autres dominos.
La (mauvaise) solution adoptée consiste à faire monter l’euro par rapport au dollar, ce qui ne fait que retarder les échéances et aggraver les conséquences de la crise annoncée.