Overblog Tous les blogs Top blogs Marketing & Réseaux Sociaux Tous les blogs Marketing & Réseaux Sociaux
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

Publicité

Merci papa Noël !

 

Cliquer sur le lien pour lire cet article sur mon site : Merci papa Noël !

 

Rédigé par jp-chevallier dans la rubrique Banques Européennes

 

La BCE vient de prêter 489 milliards d’euros à 523 pauvres banques pour 3 ans,

Document 1 :

Le Père Noël est donc très sympa cette année avec les gentils banquiers.

Comment fait-il pour trouver tant de sous d’un jour à l’autre ?

C’est simple, tout est simple

Le bilan de la BCE du 26 juin 2009 montre qu’un prêt de 419,9 milliards d’euros (rubrique 5,2 de l’actif) à des banques avait d’abord été financé par une diminution des opérations à court terme de 141,7 milliards (rubrique 5,1 de l’actif),

Document 2 :

En effet, la BCE prêtait déjà beaucoup d’argent aux pauvres banques à très court terme, ce qui les obligeait à renouveler constamment leurs emprunts, ce qui est un peu stressant. Un gros paquet d’un coup, c’est plus confortable pendant 3 ans.

Pour financer le rab, la BCE a tout simplement augmenté le montant des dépôts qu’elle reçoit habituellement des banques qui ont une position créditrices (rubrique 2,2 du passif) pour un montant de 223,5 milliards plus (+) une cinquantaine de milliards sur leurs comptes courants (rubrique 2,1 du passif).

Document 3 :

Comme toujours, le bilan de la BCE est équilibré : actif = passif !

Il n’y a pas de création monétaire. Tout va bien.

Et ce n’est pas terminé ! Il y a un cadeau surprise : 30 milliards supplémentaires à 3 mois à 72 banques,

Document 4 :

Et, ô miracle, ce n’est toujours pas terminé ! Il y a un bonus : 33 milliards de dollars prêtés à 34 banques pour éviter le défaut de paiement en US$,

Document 5 :

« C’est une bonne nouvelle, ça permet d’améliorer la liquidité des banques » pourrait répéter Nordine Naam, stratégiste obligataire chez Natixis grand spécialiste en la matière…

Publicité
Retour à l'accueil
Partager cet article
Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article
Y
D'autres économistes de banque se réjouissent devant le sapin:<br /> <br /> http://www.challenges.fr/economie/20111221.CHA8572/pourquoi-la-bce-a-reussi-son-coup.html
Répondre
C
<br /> <br /> Enfin une présence féminine ! Ouf !<br /> <br /> <br /> <br />
J
Il n'y a pas création monétaire, mais la BCE prête le cash "sain" des créditeurs à des banques en quasi faillite qui n'offrent pas de contrepartie rassurante autre que des actifs pourris. Lorsque<br /> ces banques feront faillite, le bilan de la BCE s'écroulera comme un château de cartes et elle sera alors forcée de monétiser à outrance...
Répondre
R
Bonjour Mr Chevallier. Merci de tous vos bons articles. J'aimerais savoir ce que vous pensez de l'article du Figaro français " La zone euro se met sous tutelle du FMI " :<br /> http://www.lefigaro.fr/conjoncture/2011/12/20/04016-20111220ARTFIG00546-la-zone-euro-se-met-sous-tutelle-du-fmi.php<br /> Bien cordialement. Rougemer un lecteur.
Répondre
M
Bonjour Mr Chevallier,<br /> <br /> Enfin, vous en concluez que Nordine est un grand spécialiste en la matière. Après plusieurs jours de réflexion, vous faîtes quand même et enfin amende honorable<br /> <br /> <br /> Je plaisante.<br /> <br /> A bientôt.<br /> <br /> Ci-joint un article concernant BNP:<br /> <br /> Entourloupe<br /> Publié le 9 novembre 2011<br /> Comment les banques manipulent leurs résultats<br /> Société Générale mardi, Natixis mercredi, Crédit Agricole jeudi : l'heure est à la publication des résultats trimestriels des banques françaises. L'occasion de s'arranger un peu avec la vérité des<br /> chiffres...<br /> Les banques françaises publient en ce moment leurs résultats trimestriels, une certaine" opération vérité" se produit sur la dette grecque, dont la valeur est ramenée à son prix de marché. Ainsi<br /> BNP Paribas annonce une baisse de 71% de son bénéfice net sur le troisième trimestre, à 541 millions d’euros. Mais le groupe s’empresse aussitôt d’ajouter qu’en faisant abstraction de cet élément<br /> exceptionnel, le bénéfice se serait élevé à 1,952 milliards d’euros, en hausse de 2,4% sur le trimestre précédent. Voilà qui semble rassurant.<br /> Mais lorsque l’on regarde les comptes plus en détail, on découvre un élément pour le moins étonnant, une "réévaluation de la dette propre" qui concourt aux résultats à hauteur de 786 millions<br /> d’euros. Ce mécanisme est couramment utilisé par les banques américaines et européennes, et il est d’une profonde perversité. Expliquons-en le fonctionnement.<br /> Entourloupe<br /> Si vous voulez emprunter de l’argent, vous allez voir votre banquier. Vous empruntez 100, et vous remboursez au cours du temps 100 + les intérêts : logique. Mais une grande entreprise ou une banque<br /> peut s’y prendre autrement : elle émet des obligations. Elle émet 100 d’obligations sur le marché, elle empoche donc 100 en cash, et s’engage à verser un coupon (les intérêts) tous les ans et à<br /> rembourser les 100 à l’échéance.<br /> Ces obligations sont cotées sur les marchés financiers (ce sont les "obligations corporates", d’entreprises), tout comme celles des Etats. Mais si les investisseurs doutent de la capacité de la<br /> banque à rembourser les obligations qu’elle a émises, leur prix va chuter. Et l’obligation, au lieu de valoir 100, ne vaut plus, mettons, que 60. Et là commence la stupéfiante entourloupe : la<br /> banque a donc émis, et empoché, 100. L’obligation ne vaut plus que 60, elle la rachète à ce prix, et réalise donc un bénéfice net de 40. C’est magique !<br /> Mais en réalité ça ne se passe même pas comme cela. Si le prix de sa dette baisse autant, cela signifie que la banque connaît de graves difficultés, et c’est effectivement le cas depuis la crise de<br /> 2008. Les bilans sont remplis d’actifs toxiques et de créances douteuses, et c’est tellement vrai que les banques ne se prêtent plus d’argent entre elles (le marché interbancaire est quasiment<br /> bloqué) et se refinancent auprès de la BCE. Conséquence, la banque n’a même pas les moyens de sortir 60 en cash pour racheter sa dette. Pas grave, elle fait "comme si" et inscrit 40 en recettes<br /> dans son compte de résultat ! Enorme.<br /> Plus tu perds, plus tu gagnes<br /> C’est comme si la Grèce, constatant que sa dette de 350 milliards d’euros ne cote plus que la moitié sur les marchés, décidait d’inscrire 175 milliards de recettes à son budget. Ca ferait rire tout<br /> le monde, et c’est pourtant ce que font les banques américaines et européennes depuis la crise de 2008 pour enjoliver leurs résultats, et accessoirement verser des bonus au passage.<br /> Avec ce mécanisme, plus la situation de la banque se détériore, plus elle peut augmenter ses recettes avec de l’argent virtuel. C’est le capitalisme inversé, plus tu perds, plus tu gagnes ! Cette<br /> véritable manipulation est bien sûr avalisée par les "normes comptables internationales", et l’on voit une fois de plus comment la collusion entre le big business, les normes étatiques et<br /> l’ingénierie financière détruisent le capitalisme de l’intérieur.<br /> Ce procédé devrait être interdit. En réalité, BNP Paribas n’aurait pas dû annoncer un bénéfice de 541 millions d’euros mais une perte de 245 millions d’euros (541 – 786). C’est moins joli bien sûr.<br /> Et cela interdit le versement de bonus aux dirigeants. Très embêtant effectivement. Cela veut surtout dire que la situation réelle des banques dans le monde est bien plus grave qu’elles ne le<br /> disent.<br /> <br /> <br /> <br /> A bientôt.
Répondre