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Monétarisme / Keynes et la richesse des nations

 

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Rédigé par jp-chevallier dans la rubrique Etats-Unis, Monétarisme

 

Depuis des décennies, en temps de crise, la gauche keynésienne veut toujours restaurer la croissance en augmentant les dépenses publiques sans augmenter d’autant les impôts, ce qui creuse les déficits de l’Etat en prétendant que la croissance revenue permettra de rembourser les emprunts publics.

Notre ami Fred de Saint Louis semble leur donner raison : sur la longue période, depuis 1930, les revenus réels disponibles des Américains par tête augmentent quand les déficits publics augmentent (en pourcentage du PIB), et inversement,

Document 1 :

Les courbes de tendance sont ici polynomiales d’ordre 4.

Les rares exceptions étant la période 1998-2001 au cours de laquelle le budget fédéral a été excédentaire du fait que Bill Clinton refusait d’augmenter les dépenses publiques sans diminuer les impôts et la période récente.

Ces statistiques sont trompeuses car elles signifient que, quand l’Etat donne de l’argent non gagné, les citoyens ont certes davantage d’argent. Ils sont en apparence plus riches mais cette richesse repose sur de la création monétaire dont la conséquence logique est une diminution de la croissance du PIB au cours de la période suivante, ce qui expliquerait la situation actuelle : la part de l’épargne (agrégat M2-M1) est trop élevée, en gros de 10 % par rapport au PIB,

Document 2 :

Ce sont ainsi 1 500 milliards de dollars environ d’argent non gagné qui se trouvent en excédent dans les caisses d’épargne qui constituent la grande partie des 2 200 milliards de dollars déposés à la Fed et qui sont utilisés pour racheter des bons du Trésor,

Document 3 :

Cette hypertrophie de la masse monétaire est adroitement utilisée actuellement pour faire baisser les taux, ce qui relance effectivement la croissance mais la solution serait un assainissement de cet argent excédentaire par une vigoureuse diminution de la dette publique.

La situation est pire au Japon qui accumule une dette proche de 250 % du PIB le condamnant à une croissance molle durable (en fait une déflation longue) à cause d’une hypertrophie de M3-M2.

Le pire est évidemment la solution grecque : ne pas payer la dette publique, ou la faire payer par d’autres, les Allemands et des banques imprudentes.

La solution optimale est bien sûr donnée par les petits Suisses dont les dépenses publiques réduites à l’optimum sont couvertes par les impôts.

L’argent sain est le premier pilier des Reaganomics.
Tout est simple.

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