PIB 4° trimestre : cocoricouac !
Notre grande bécasse a poussé un cocoricouac foireux au lever de ce jour en annonçant une croissance du PIB nettement inférieure à ce qu’annonçait la propagande gouvernementale et de la Banque de France…
Le taux de croissance du PIB réel a été de 0,34 % au 4° trimestre 2010 par rapport au précédent, arrondi à 0,3 % à cause de ce maudit 4 au lieu d’un 5 qui aurait permis d’afficher 0,4 %. En taux annualisé, le taux de croissance en France d’après l’Insee est de 1,38 % contre 2,8 % aux Etats-Unis,
Graphique 1 :
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D’une année sur l’autre le taux de croissance est de 1,47 % contre 3,1 % aux Etats-Unis,
Graphique 2 :
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Sur la longue période, la tendance baissière de la croissance est nette, que ce soit sur la base d’une droite de tendance…
Graphique 3 :
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… ou d’une courbe de tendance polynomiale,
Graphique 4 :
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Sur la base de ces graphiques, quelques commentaires s’imposent…
1. La croissance française ne dépend pas de la politique de notre grand Lider MaxiMots mais de celle des Etats-Unis qui dépend de la politique monétaire de la Fed.
En effet, les marchés sont maintenant bien ouverts, la croissance en France n’a plus 6 mois de retard par rapport à celle des Etats-Unis. Elle est parfaitement synchrone mais à un niveau inférieur du fait de la productivité globale de la France qui est inférieure à celle des Etats-Unis.
2. En fait, cette croissance de la France est dopée par ses déficits. En effet, les engagements de retraite ne sont pas comptabilisés à leur juste valeur en France, ce qui permet aux entreprises de payer des salaires supérieurs à ce qu’ils devraient être.
De l’argent non gagné se trouve ainsi dans les poches des salariés, ce qui se voit dans l’hypertrophie de la masse monétaire.
Le résultat en est une augmentation de la dette nette de la France vis-à-vis de l’étranger qui est occultée par les transferts émanant de la Buba et par la souscription de bons du Trésor français par des étrangers (non-résidents), cf. mes articles à ce sujet.
Tout se passe comme si, quelqu’un déjà surendetté, sans capital, dépense plus d’argent qu’il n’en gagne en empruntant toujours davantage à son banquier. Il mène la grande vie, tout va bien en apparence, tant que ce banquier continue à lui prêter l’argent dont il a besoin.
Le banquier de la France est l’Allemagne, ou plus exactement Angela Merkel. Le problème est que son comptable, Axel Weber vient de la laisser tomber en claquant la porte avec fracas (en donnant sa démission un an avant son échéance, ce qui lui permet d’échapper à la présidence de la BCE), personne ne se bousculant pour prendre sa place vacante car il est difficile pour un président de la Buba d’accepter de continuer à financer ces cochons de pays du Club Med.
Notre grand Lider MaxiMots a beau déclarer : "Je peux vous assurer que, aussi bien Mme Merkel que moi-même, jamais, vous m'entendez, jamais, nous ne laisserons tomber l'euro, jamais". Les électeurs allemands risquent fort de laisser tomber Angela, son euro et notre histrion ignare.
3. Par ailleurs, Olivier Fluke a découvert que l’Insee rajoute 159 milliards d’euros au PIB en comptabilisant à la louche l’équivalent des loyers des propriétaires de leur logement ! … et un certain nombre de cuillères plus ou moins grosses de quelques milliards d’euros sous diverses raisons tout aussi contestables. Les Français découvriront un jour que derrière la belle peinture du village Potemkine la réalité est nettement plus triste…
L’Insee publie une série longue des chiffres du commerce extérieur d’où il ressort que le taux de couverture (des importations par les exportations) qui était bien remonté avant l’adoption de l’euro, est descendu très bas par la suite, à 91 % au 4° trimestre 2010,
Graphique 5 :
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Là aussi, il est intéressant de constater le très grand écart entre les données très optimistes de l’Insee qui affichent un déficit de la balance commerciale de 45 milliards d’euros en 2010 contre 55 milliards pour la Banque de France ! … ce qui confirme les analyses d’ Olivier Fluke et le doute que l’on peut avoir sur les comptes de l’Insee.
D’après les données de la Banque de France, le taux de couverture est de 85 % seulement,
Graphique 6 :
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La réalité est cruelle et il est parfois difficile de la travestir !
Cliquer ici pour accéder au site d’Olivier Fluke.
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