QE2 : décryptage
La seconde phase de la Quantitative Easing politique monétaire dite QE2 menée par la Fed qui consiste à racheter pour $600 milliards de Treasuries sur le marché secondaire défendue par B-2, le bombardier furtif Ben Bernanke, est critiquée par quasiment tout le monde y compris par ce bon vieux Greenspan.
Pour spéculer, il est nécessaire d’en comprendre le mécanisme…
La Fed a été amenée à racheter des titres (qui avaient perdu beaucoup de valeur sur les marchés) à des big banks de façon à leur éviter de faire faillite.
Pour cela, elle a utilisé une partie de ses capitaux propres, soit actuellement $56 milliards et surtout, elle a emprunté le reste, soit… $1 229 milliards ! C’était la QE1.
Ces titres arrivant à échéance, la Fed récupère des dollars qu’elle s’apprête à utiliser pour racheter des Treasuries pour un total de $600 milliards (au lieu de rembourser ces emprunts).
Dans ce mécanisme, il n’y a donc pas de création monétaire et surtout pas un seul billet superflu sorti de la fameuse planche !
L’argent est sain, c’est le premier pilier des Reaganomics, le fondement principal d’une économie saine pour tout monétariste.
Le principal effet de cette QE2 est d’augmenter anormalement la demande de Treasuries, les prix des contrats étant anormalement haut, les rendements sont anormalement bas, ce qui fausse le libre jeu de tous les marchés dans le monde.
C’est la principale critique légitime que l’on peut faire à propos de cette QE2, cf. les déclarations de Kevin M. Warsh et de ce bon vieux Greenspan entre autres (et… mes billets !).
Les conséquences de cette QE2 sont multiples et assez bien exprimées...
Les taux bas américains se transmettent dans le monde entier. Tous les marchés sont perturbés.
En Chine, ils accentuent l’inflation (les prix de certains légumes ont augmenté de 60 % d’une année sur l’autre !).
Dans la zone euro, ils accentuent les tensions entre les pays (cf. les écarts entre les rendements des bons des Trésors à 10 ans), donc le désordre, d’autant plus que le surendettement des Etats et des banques est actuellement dangereusement indolore.
Aux Etats-Unis, les entreprises et les ménages bénéficient de ces taux bas pour diminuer leurs frais financiers, sans en profiter pour trop investir car les perspectives sont considérées comme mauvaises, le dollar est anormalement faible, ce qui favorise les exportateurs.
Cette QE2 présente beaucoup d’avantages (absolus et relatifs) pour les entreprises américaines.
Les erreurs d’analyse des innombrables idiots devenus miraculeusement utiles alimentent la spéculation gagnante consistant à investir dans des actions de sociétés américaines en croissance, créant de la valeur pour les actionnaires et sous-valorisées (cf. mes offres et celles de Fred Rabeman pour l’analyse technique).
Spéculons…
Cliquer ici pour voir le bilan de la Fed.
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