Réactions monétaristes
Les Américains réagissent vite et bien : après l’effondrement des bourses le jeudi 6 mai (officiellement inexpliqué à ce jour !) et les désordres qui ont suivi, le lundi 10 mai, ils ont augmenté leur épargne de précaution de $60 milliards par rapport à la semaine précédente, ce qui est le montant le plus important après le record atteint après l’effondrement financier de septembre 2008,
Graphique 1 :
Cliquer ici pour agrandir le graphique.
Les turbulences sont encore importantes, mais le total de leur épargne stagne globalement aux alentours de $6 800 milliards depuis la mi-mars 2009, lorsque les indices d’actions étaient au plus bas, ce qui signifie que la situation n’est pas catastrophique pour les Américains du moins,
Graphique 2 :
Cliquer ici pour agrandir le graphique.
La tendance lourde et longue de la variation de M2-M1 est toujours baissière (depuis l’intronisation de leur sauveur Obaba), ce qui signifie que les Américains ont fondamentalement confiance en l’avenir et qu’ils dépensent leurs dollars, ce qui entretient la croissance du PIB,
Graphique 3 :
Cliquer ici pour agrandir le graphique.
Les marchés financiers réagissent bien : l’écart entre les rendements des Notes à 10 ans et à 2 ans baisse dans sa tendance lourde et longue, ce qui signifie que le cycle initié par la Fed continue sur sa lancée,
Graphique 4 :
Cliquer ici pour agrandir le graphique.
En effet, la Fed crée volontairement des cycles de façon à stimuler la destruction créatrice, ce qui permet de maintenir des gains de productivité à un haut niveau, cf. mes billets antérieurs à ce sujet,
Graphique 5 :
Cliquer ici pour agrandir le graphique.
B-2 a toujours insisté pour que le communiqué du Fomc concernant le maintien de taux bas conserve la mention « pour une période prolongée », ce qui signifie que les gens de la Fed maitrisent encore et toujours parfaitement bien la situation,
Graphique 6 :
Cliquer ici pour agrandir le graphique.
Les rendements des Notes à 10 ans sont redescendus à 3,20 % alors qu’ils devraient se fluctuer 100 points de base plus haut sans la panique provoquée par les problèmes euro-zonards.
Après l’intervention énergique des banques centrales, l’écart entre les rendements de l’ersatz de lire italienne qu’est le bon du Trésor à 10 ans et le Bund revient vers ses sommets, ce qui montre que la situation réelle dans ces cochons de pays du Club Med n’a pas changé,
Graphique 7 :
Cliquer ici pour agrandir le graphique.
Sarko & Co. ont manifestement donné la consigne pour que la Banque de France et les autres organismes financiers interviennent vigoureusement pour réduire l’écart entre les OAT et le Bund au risque de précipiter plus violemment encore les Français dans le mur,
Graphique 8 :
Cliquer ici pour agrandir le graphique.
De toute façon, les Français ne comprennent absolument rien à ces problèmes monétaristes…
***