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Taux d’intérêts bas et croissance

Taux d’intérêts bas et croissance

 

L’écart entre les rendements des Notes à 10 ans et à 2 ans diminue normalement exactement dans sa tendance lourde…

Graphique 1 :

2010.07.01.1.SPR09.gif

Cliquer ici pour agrandir le graphique.

… ce qui signifie que le cycle initié par la Fed se poursuit normalement,

Graphique 2 :

2010.07.02.02.SPR00.gif

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La situation actuelle est exactement semblable à celle de 2003-2004 au cours de laquelle le point haut de cet écart a coïncidé avec une augmentation très importante du PIB réel, suivie par une baisse relative pour se maintenir au taux de croissance à son potentiel optimal de 3 %,

Graphique 3 :

2010.07.01.3.TREAS.gif

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La seule anomalie est celle du maintien des rendements des Notes à 10 ans à un niveau exceptionnellement bas : à moins de 3 % actuellement alors qu’ils devraient être dans les 4 %, comme en 2004,

Graphique 4 :

2010.07.01.4.SPRGDP.gif

Cliquer ici pour agrandir le graphique.

Les rendements des Notes à 10 ans ont monté normalement d’un plus bas de 2,08 % atteint lorsque la Fed a baissé son taux de base à zéro le 16 décembre 20008 à un plus haut de 4,0 % atteint le 8 juin 2009.

Cette hausse aurait dû se poursuivre mais le bombardier furtif B-2, Ben Bernanke a profité de la masse des idiots devenus utiles pour faire baisser considérablement les rendements des Notes à 10 ans.

Le dernier truc qu’il utilise est la crainte suscitée par les désordres euro-zonards. Lorsque ce filon ne sera plus utilisable, il lui suffira de réactiver d’autres craintes, celles qui seront suscitées par une intervention en Iran ou en Corée du Nord par exemple…

En fait, B-2 veut obtenir ce que ce bon vieux Greenspan n’a jamais réussi à avoir : des taux bas à 10 ans, ce qui favorise considérablement la croissance.

Mais pour obtenir ce résultat, B-2 triche en jouant sur la peur qui sévit sur les marchés alors que des taux bas sains sont la récompense d’une saine gestion de la res publica, c’est-à-dire avec un taux de prélèvements obligatoires à son optimum de 30 % du PIB provenant des seules dépenses publiques indispensables et d’excédents budgétaires.

Seuls ces maudits petits Suisses sont parfaits dans cette optique avec un 10 ans dans les 1,50 % actuellement parfaitement justifié.

***

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M
<br /> Les marchés actions américains (DJ, NASDAQ, SP500) sont en baisse depuis le 23 avril 2010.<br /> <br /> http://www.bloomberg.com/apps/quote?ticker=INDU:IND<br /> <br /> http://www.bloomberg.com/apps/quote?ticker=CCMP:IND<br /> <br /> http://www.bloomberg.com/apps/quote?ticker=SPX:IND<br /> <br /> <br />
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C
<br /> PLUS USA: Les taux bas de la Fed pèsent sur la reprise 06/07/2010 17:13<br /> <br /> <br /> <br /> David Reilly,<br /> DOW JONES NEWSWIRES<br /> <br /> <br /> Rendre l'argent trop bon marché comporte des risques, en alimentant la bulle immobilière, comme dans le passé, ou en entravant la reprise économique, comme ce qui pourrait, contre toute attente, se<br /> produire.<br /> Ce n'était pas ce qui était prévu. En abaissant les taux à un niveau proche de zéro, la Réserve fédérale américaine a permis de prévenir un effondrement de l'économie. Pourtant, avec<br /> l'affaiblissement de la reprise, certains craignent que sa politique monétaire ultra-accommodante finisse par transformer la Fed en agent de déflation.<br /> La question est de savoir pourquoi les banques ne prêtent pas, en particulier aux petites entreprises qui constituent le moteur de la croissance. L'une des explications est l'absence de demande de<br /> crédits, qui ressort comme un facteur clair. Un autre pourrait être une offre de prêts insuffisante, qui ne serait pas seulement imputable au risque de crédit élevé. Ronald McKinnon, professeur<br /> d'économie à l'Université de Stanford, estime que les taux proches de zéro nuisent au marché interbancaire et pèsent par conséquent sur la croissance du crédit. Selon lui, la réticence des grandes<br /> banques à prêter aux établissements financiers de plus petite taille s'explique par le taux dérisoire assorti à ces prêts, qui ne compense pas le risque associé à l'octroi de crédits à des<br /> contreparties potentiellement risquées.<br /> Il s'agit-là d'un problème particulier, selon R.McKinnon, car de nombreuses petites entreprises empruntent en ayant recours à des lignes de crédit. Or les banques ne les prolongeront pas à moins<br /> d'être assurées d'avoir ultérieurement accès à des capitaux sur le marché interbancaire. Le montant des prêts interbancaires en cours s'élevait à environ 160 milliards de dollars à la fin du mois<br /> de mai, soit une baisse de 60% en un an, d'après les données de la Fed. Cela se traduit par une rareté de l'offre de crédits, observe David Malpass, président du groupe de recherche Encima<br /> Global.<br /> Parallèlement, les banques réduisent de manière plus générale l'offre de crédits et amassent des fonds. En mai, leur portefeuille d'obligations du Trésor et autres dettes garanties par l'Etat a crû<br /> de 19% par rapport à la même période un an plus tôt, d'après les données de la Fed. Leur portefeuille de prêts commerciaux et industriels a en revanche baissé de 18%.<br /> Les entreprises de taille réduite sont les plus touchées. Au premier trimestre, la dette en cours des petites entreprises a diminué d'environ 70 milliards de dollars, selon les données de la Fed,<br /> alors que celle des grandes entreprises a augmenté de 100 milliards de dollars.<br /> La réticence à accorder des crédits est compréhensible. Les banques peuvent emprunter à des taux très bas et générer des bénéfices sur le marché à rendement plus élevé de la dette garantie par<br /> l'Etat en procédant à des opérations dites de carry trade.<br /> Cela contraste avec l'impact des taux proches de zéro pour les investisseurs, poussés à faire des investissements plus risqués pour espérer de meilleurs rendements.<br /> Rendre l'argent plus cher risquerait de nuire à l'économie dans la mesure ou certaines entreprises et certains particuliers pairaient davantage pour leur dette à taux variable. Cela pourraient<br /> toutefois compenser, pour les banques, l'octroi de davantage de prêts sur le marché interbancaire.<br /> Parallèlement, les banques verraient les produits de leurs opérations de carry trade s'amoindrir, ce qui pourrait les encourager à chercher de meilleurs rendements du côté des prêts classiques.<br /> Dans ce cas, "une hausse des taux pourrait en fait avoir un impact inflationniste", observe Joseph Mason, professeur de finances à l'Université de l'Etat de Louisiane.<br /> Bien que la Fed fasse actuellement des expérimentations, il est peu probable qu'elle adopte une approche aussi peu orthodoxe. La banque centrale doit néanmoins considérer les conséquences<br /> inattendues de sa politique monétaire ultra-agressive.<br /> -David Reilly, Dow Jones Newswires<br /> <br /> <br />
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C
<br /> <br /> Non...<br /> <br /> <br /> Les bk US sont obligées de respecter les ratios d'endettement, mon µ, et elles sont donc obligées de limiter les prêts qu'elles pourraient accorder;<br /> <br /> <br /> Par contre, il est juste de dire que la prolongation des taux bas de la Fed fait courir un risque car de ce fait, les indices d'actions sont au + bas, ce qui fait fondre la fortune des Américains<br /> qui ont une grande partie de leur épargne placée en actions et ça les rend pessimistes, et ils ne consomment pas trop, ce qui affaiblit un peu la croissance...<br /> <br /> <br /> <br />
J
<br /> Cher Jean-Pierre Chaevallier,<br /> Que faut-il penser de l'avis suivant :<br /> http://www.boursier.com/vals/ALL/us-eco-le-dirigeant-de-la-fed-de-dallas-est-un- peu-moins-optimiste-news-390729.htm<br /> <br /> Même si vos observations macro-économiques sont pertinentes, vous ne pouvez pas évacuer d'un trait de plume les analyses des différents marchés, et notamment du marché immobilier.<br /> <br /> <br />
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C
<br /> <br /> L'article de www.boursier.com ne rend pas correctement compte de ce qu'a déclaré Richard Fisher et ne rend pas compte de celui de Jeffrey Lacker<br /> <br /> <br /> Une fois de +, c'est de la désinformation !<br /> <br /> <br /> <br />
M
<br /> Arthur Laffer aime faire le show dans les médias et a tendance à exagérer de temps en temps. J'y vois plus un conseil (voire un avertissement) déguisé au locataire de la Maison-Blanche...<br /> <br /> Laffer est une référence (les règles fondamentales des Reaganomics, l'effet Laffer, etc.). Une preuve supplémentaire s'il en fallait: il est méprisé ou plutôt largement inconnu des franchouillards<br /> et autres socialistes du Club Med.<br /> <br /> - Article de Laffer publié dans le WSJ:<br /> <br /> http://blog.turgot.org/index.php?post/Arthur-Laffer-%3A-Les-hausses-d-imp%C3%B4t-et-l-effondrement-%C3%A9conomique-de-2011<br /> <br /> - Rappel des 4 piliers des Reaganomics:<br /> <br /> http://www.heritage.org/Research/Reports/2007/01/The-four-pillars-of-Reaganomics<br /> <br /> <br />
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C
<br /> <br /> Si le PIB des US plonge à partir du 2 janvier prochain, ce sera à cause de cet idiot de W. qui aura rétabli des impôts trop élevés ! <br /> <br /> <br /> <br />
R
<br /> bonjour. Laffer,ancien gourou de la Reaganomics pense que l'économie US va s'effondrer à partir du 1er janvier 2011,date expiration les réductions d'impôt du Président George W. Bush.Cette<br /> anticipation de la hausse des impots serait l'une des raisons principales pour lesquelles l'économie est apparue en 2010 aussi forte.qu'en pensez vous ?<br /> <br /> <br />
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C
<br /> <br /> L'avantage d'une telle prédiction, c'est que l'on pourra la vérifier le 2 janvier, et j'espère que nous nous en souviendrons ce jour là !<br /> <br /> <br /> L'inconvénient des Américains, c'est qu'ils peuvent toujours se tromper, ce qui n'est pas grave car d'autres rattrapent leurs erreurs.<br /> <br /> <br /> Bien entendu, je suis persuadé que ce bon vieux Arthur se trompe, ce qui est dommage car ce qu'il a écrit par le passé est remarquable !<br /> <br /> <br /> <br />