Comme en URSS, tout est faux en €URSS…
Les big banks too big to bail (BBTBB comme l’a écrit un de mes lecteurs) de l’€URSS publient des comptes qui ne donnent pas une image fidèle de la réalité : elles n’enregistrent pas à leur juste valeur de marché certains de leurs actifs.
Les grandes banques grecques n’ont en réalité quasiment plus de capitaux propres, les autres sont très loin de respecter les règles prudentielles d’endettement telles qu’elles ont été définies par ce bon vieux Greenspan. Elles devront être massivement recapitalisées pour des centaines de milliards… d’euros puisque cette monnaie existe encore.
Les investisseurs qui voient juste et loin, c’est-à-dire les bons spéculateurs, cèdent les actions de ces BBTBB dont les cours plongent… à leur juste valeur de marché !
La BCE rachète des bons des Trésors de ces cochons de pays du Club Med, ce qui se voit dans la chute anormale de leurs rendements à partir du début août pour l’Italie,
Document 1 :

Pour l’Espagne :
Document 2 :

Pour le Portugal, les interventions de la BCE sont plus anciennes mais elles se voient très clairement sur les lignes de tendance,
Document 3 :

Pour la Grèce, les rendements sont totalement en dehors de tout entendement logique,
Document 4 :

L’écart des rendements des bons du Trésor français (2,6 %) par rapport à ceux du Bund (1,795 %) culminent encore aujourd’hui autour de 45 %,
Document 5 :

Plus tôt la zone euro éclatera, mieux ce sera, mais la nomenklatura de l’€URSS fait tout ce qu’elle peut pour prolonger la vie de cet euro létal.
Les démissions d’Axel Weber et de Jürgen Stark se comprennent aisément.