Les derniers chiffres des agrégats monétaires de la zone euro publiés par la BCE montrent que l’agrégat M1 a encore augmenté fin octobre de 67 milliards d’euros par rapport au mois précédent…
Document 1 :

(courbe de tendance polynomiale d’ordre 6 en rouge)
… pour atteindre un sommet historique de 5 093 milliards d’euros, les malheureux euro-zonards ne pouvant plus épargner davantage (M2-M1), les entreprises n’arrivant pas à dégager de trésorerie supplémentaire (M3-M2),
Document 2 :

L’augmentation de M1 d’une année sur l’autre est de 6,5 % remontant près de sa moyenne (arithmétique) longue de 8 %,
Document 3 :

M1 représente 53 % du PIB annuel de la zone euro (c’est là encore un plus haut historique) alors que ce pourcentage aurait dû rejoindre celui des Etats-Unis (15 %) où il n’y a pas eu de création monétaire en M1, l’argent y est sain, ce qui est le premier pilier des Reaganomics,
Document 4 :

Comme les autres agrégats ont encore un peu augmenté, l’augmentation de M3… augmente à 3,5 % d’une année sur l’autre…
Document 5 :

… ce qui se traduit par une baisse du PIB de 0,6 % d’une année sur l’autre d’après Eurostat pour le 3° trimestre, le 4° s’annonçant pire encore,
Document 6 :

L’axe de symétrie entre les variations de la masse monétaire libre en M3 et celles du PIB est maintenant à zéro à cause de l’hypertrophie de M3 contre 2 à 5 % avant les grandes turbulences financières de 2008, ce qui signifie qu’il n’y a plus grand-chose à faire pour rétablir de l’argent sain dans des conditions acceptables.
Tout est simple pour tout monétariste.