Le Spiegel a publié un graphique très intéressant qui montre clairement que les rendements des bons des Trésors de la zone € (qui jouent le rôle d’ersatz de monnaies nationales) reviennent à des niveaux comparables à ceux de la période précédant l’adoption de l’euro…
Document 1 :

… ce qui signifie que les décrochages de ces rendements par rapport à ceux du Bund ne sont qu’un retour à la normale, l’anormal étant cette période 1999-2010 au cours de laquelle aura subsisté cette monnaie unique contre nature qu’est l’euro.
En effet, les pays de la zone euro sont des nations souveraines et indépendantes dont les niveaux et les gains de productivité sont différents les uns des autres. Dans un tel cas, l’optimum économique est atteint lorsque les marchés sont libres dans le cadre d’un système de changes libres, ce qui correspondait exactement au marché commun avant l’adoption de l’euro.
C’est simple, tout est simple…
Pour ma part, j’ai suivi ce décrochage des rendements des bons de certains Trésors de la zone euro depuis novembre 2007. Les écarts par rapport aux rendements du Bund qui n’étaient que de quelques points de base en juin 2007 ont augmenté par vagues successives pour atteindre plusieurs points…
Document 2 :

… plus de 50 % pour la France avec des pointes à plus de 100 %,
Document 3 :

La seule solution serait de mettre fin au plus tôt (dès ce prochain sommet de l’UE !) à cette ineptie qu’est cette monnaie unique et de revenir aux monnaies nationales.
Comme les dirigeants de la nomenklatura voudront évidemment prolonger à tout prix l’existence de l’€URSS, la seule solution pour leurs victimes est alors de faire sortir leur capital de cette zone euro pour le sauver, en le portant dans un pays sûr, c’est-à-dire dans un pays où les rendements des bons à 10 ans (qui sont la référence en la matière) sont au plus bas car c’est là que les bons spéculateurs, ceux qui vient juste et loin, y placent préférentiellement leurs capitaux.
Ce pays, c’est l’Helvétie, évidemment, avec un 10 ans à moins de 1 % contre plus de 2 % pour les Notes à 10 ans et le Bund, sans intervention intempestive de la banque centrale pour le faire baisser comme c’est le cas aux Etats-Unis,
Document 4 :

L’avantage comparatif de la Suisse est encore plus clair quand on prend en considération les écarts relatifs, c’est-à-dire en pourcentage,
Document 5 :

Le refuge helvète n’est pas un feu de paille : depuis au moins janvier 1999 (les chiffres dont je dispose remonte au mieux à cette date), les rendements du 10 ans helvète sont nettement inférieurs à ceux des Notes de la même échéance, et il en sera de même à l’avenir a priori car les petits Suisses sont les meilleurs banquiers du monde dans un des pays les mieux gérés du monde, c’est-à-dire avec peu de prélèvements obligatoires et peu de dettes publiques,
Document 6 :

(les rendements des Notes à 10 ans devraient être de l’ordre de 3,5 % au moins sans l’intervention massive de la Fed qui ne permet pas aux marchés de les fixer librement)
Les turbulences financières de ces dernières années et la crise en €URSS ont renforcé l’avantage helvète,
Document 7 :

Le graphique du Spiegel a été rapporté par Hashtable, ce qu’un de mes lecteurs, que je remercie, m’a signalé. Cliquer ici pour lire cet article.
Complément : la BCE se prépare à prêter des $ à des banques sur le point d’être en défaut de paiement en $ ! affaire à suivre, dénouement dans une heure…