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€1 055,9 milliards de dette et spéculation…

 

€1 055,9 milliards de dette et spéculation…

 

Un petit complément s’impose encore à propos de cette dette de la France vis-à-vis de l’étranger de 1 055,9 milliards d’euros fin septembre dernier…

Etymologiquement, spéculer, c’est prendre de la hauteur pour bien voir de loin une situation militaire complexe, de façon à prendre les bonnes décisions pour gagner la bataille qui est engagée.

Spéculer, c’est aussi analyser correctement une situation économique complexe de façon à maximiser dans l’avenir envisageable un capital, ou ses affaires. Spéculons

Les investisseurs étrangers ne vont pas retirer d’un jour à l’autre les 863,4 milliards d’euros de la dette de l’Etat français qu’ils détiennent, mais ils le feront plus ou moins rapidement en fonction des circonstances, c'est-à-dire en fonction de la détérioration de la situation en France et en Europe.

La balance commerciale continuera à afficher des déficits élevés, ainsi que les investissements directs étrangers car aucune décision positive ne sera prise dans l’avenir envisageable pour renverser la tendance passée.

La dégradation de la situation peut s’accélérer avec la baisse de la note de la dette souveraine française par les agences de notation, ou (et) par des pertes importantes d’une ou de plusieurs Gos banques, ou (et) par d’autres évènements comme l’éclatement de la bulle immobilière par exemple.

De toute façon, les fondamentaux français sont mauvais, et il en est de même dans la plupart des pays de la vieille Europe, sauf pour l’Allemagne qui continue à dégager des excédents commerciaux considérables comme le Japon.

Ces deux pays ont au moins un point commun : leurs entreprises sont souvent beaucoup plus performantes que leurs concurrentes des Etats-Unis.

Stratégiquement, les Américains ont intérêt à affaiblir ces concurrents dangereux pour conserver leur leadership mondial. Pour cela, c’est simple : il leur suffit de laisser faire les hommes politiques de ces pays qui sont très doués pour prendre les mauvaises décisions qui vont saper leurs fondamentaux.

Les Japonais (dès les années 80) puis les Allemands (depuis une dizaine d’années) sont tombés dans le même piège : l’hypertrophie de la masse monétaire (en M3-M2 au Japon, en M1 en Allemagne), le surendettement public et la sous-capitalisation de leurs grandes banques.

Angela Merkel a déclaré que les Allemands ne paieront jamais pour rattraper les errements de ces cochons de pays du Club Med mais elle a capitulé pour sauver la Grèce.

Par la suite, elle a déclaré que les Allemands ne paieront jamais pour renflouer des banques de la zone euro mais elle a capitulé pour sauver l’Irlande (les banques allemandes y sont exposées à la hauteur de 138,6 milliards d’euros d’après la BRI, et 731 milliards pour l’ensemble des banques étrangères !).

L’Allemagne est maintenant durablement plombée par ces cochons de pays du Club Med plus l’Irlande.

Même si des entreprises de la zone euro sont performantes, elles sont tributaires d’une façon ou d’une autre des mauvais fondamentaux (macroéconomiques).

Par ailleurs, les Américains n’ont pas du tout intérêt à ce que la vieille Europe s’effondre car cela créerait des dommages très importants aux Etats-Unis.

La stratégie américaine est donc d’affaiblir ses adversaires en accentuant le désordre qui règne dans la zone euro (à cet effet, des accords de swaps sont toujours en vigueur entre les grandes banques centrales de façon à éviter les éventuels défauts de paiement de banques systémiques de la zone euro comme cela s’est produit début mai dernier).

Compte tenu de ces éléments, il est évident qu’il est préférable d’investir hors de la zone euro dans des actions d’entreprises américaines dont les bénéfices augmentent de 7,5 % par an en moyenne depuis des décennies.

Pour l’instant, seule l’Amérique est capable de maitriser de bons fondamentaux et d’avoir des entreprises performantes à la pointe des techniques.

Ces analyses alimentent la spéculation gagnanteLes plus-values sur une année de mon portefeuille type sont de 40 % malgré les perturbations récentes crées par la Fed.

***

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B
<br /> Concernant le sauvetage de l'Espagne, les économistes ne sont pas d'accord entre eux.<br /> <br /> Première estimation datée du 24 novembre : 500 milliards d'euros.<br /> <br /> Pour venir au secours de la Grèce, il a fallu débourser 110 milliards d'euros. Pour l'Irlande, le plan de soutien coûtera 80 à 90 milliards. Le cas espagnol est d'une autre dimension : "cela<br /> coûterait jusqu'à 500 milliards d'euros", a estimé cette semaine Cornelia Meyer, PDG de la société de conseil MRL Corporation, sur la chaîne américaine CNBC.<br /> <br /> "Juste après l'Irlande nous avons le Portugal et puis l'Espagne, et l'Espagne sera le gros poisson", a-t-elle jugé.<br /> <br /> http://www.lefigaro.fr/flash-eco/2010/11/24/97002-20101124FILWWW00459-l-espagne-trop-grosse-pour-etre-sauvee.php<br /> <br /> Une autre estimation datée du 26 novembre : 800 milliards d'euros.<br /> <br /> Juergen B. Donges est l’un des économistes les plus influents d’Allemagne. Juergen B. Donges est un ancien membre du groupe des Cinq Sages qui conseillent le gouvernement allemand. Il a calculé que<br /> le sauvetage de l’Espagne coûterait 800 milliards d'euros.<br /> <br /> "Rescatar España costaría 800.000 millones de euros"<br /> <br /> http://www.eleconomista.es/economia/noticias/2633763/11/10/Entrevista-con-Juergen-B-Donges-Rescatar-Espana-costaria-800000-millones-de-euros.html<br /> <br /> Il faudrait que les économistes se mettent d'accord.<br /> <br /> Combien coûterait le sauvetage de l'Espagne ?<br /> <br /> <br />
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C
<br /> <br /> Le PIB de l'Espagne est 4,5 fois + important que celui de la Grèce, 6 fois + que celui de l'Irlande<br /> <br /> <br /> En transposant, des chiffres de l'ordre de 500 à 800 milliards d'euros sont possibles pour l'Espagne !<br /> <br /> <br /> 2010, c'est l'année historique du début de la fin de la vieille Europe <br /> <br /> <br /> <br />
B
<br /> Jeudi 25 novembre 2010, vers 16 heures :<br /> <br /> Les investisseurs internationaux n'ont plus aucune confiance dans les Etats d'Europe du sud, ni dans l'Irlande.<br /> <br /> Les investisseurs internationaux n'ont plus aucune confiance dans la capacité de ces cinq Etats à rembourser leurs dettes.<br /> <br /> Leurs taux d'intérêt explosent.<br /> <br /> Ces cinq Etats foncent vers le défaut de paiement.<br /> <br /> Italie : taux d’intérêt des obligations à 10 ans : 4,402 %.<br /> <br /> http://www.bloomberg.com/apps/quote?ticker=GBTPGR10:IND<br /> <br /> Espagne : taux d’intérêt des obligations à 10 ans : 5,188 %.<br /> <br /> http://www.bloomberg.com/apps/quote?ticker=GSPG10YR:IND<br /> <br /> Portugal : taux d’intérêt des obligations à 10 ans : 7,009 %.<br /> <br /> http://www.bloomberg.com/apps/quote?ticker=GSPT10YR:IND<br /> <br /> Irlande : taux d’intérêt des obligations à 10 ans : 9,055 %.<br /> <br /> http://www.bloomberg.com/apps/quote?ticker=GIGB10YR:IND<br /> <br /> Grèce : taux d’intérêt des obligations à 10 ans : 11,931 %.<br /> <br /> http://www.bloomberg.com/apps/quote?ticker=GGGB10YR:IND<br /> <br /> <br />
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C
<br /> <br /> Pour l'Espagne, l'écart / Bund en % atteint un record<br /> <br /> <br /> <br />
B
<br /> Une petite question concernant les big banks : vous dites que celles-ci ne devraient pas grossir au point d'atteindre un bilan comparable au PIB de leur pays d'origine.<br /> <br /> Ce que je ne comprends pas bien, c'est que les filiales étrangères de ces banques sont a priori des sociétés distinctes de la maison-mère (même si détenues par celles-ci), avec leur propre capital,<br /> et donc leur propre limitation de responsabilité.<br /> <br /> Ne faudrait-il pas plutôt regarder chaque filiale indépendamment pour juger de la taille et du risque systémique d'une banque ?<br /> <br /> <br />
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C
<br /> <br /> Non : les plantages du Crédit Agricole en Grèce sont supportés par "le CA" qui est la seule entité à prendre en considération, idem ailleurs pour tout bk (cf UBS aux US !)<br /> <br /> <br /> <br />
R
<br /> Bonjour,<br /> <br /> C'est toujours un grand plaisir de lire vos billets.<br /> <br /> Puisque nos très chers banquiers européens continuent de tenir les politiques sans respecter les ratios de leur métier, ne pensez-vous pas que l'idée d'un ex footballeur (retirer le liquide chez<br /> son banquier) puissent permettre à des gens comme vous d'avoir une tribune dans les médias pour qu'on arrête de prendre les gens pour des idiots ?<br /> <br /> bonne continuation<br /> <br /> <br />
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C
<br /> <br /> Cette idée d'Eric Cantonna est complètement stupide !<br /> <br /> <br /> <br />
D
<br /> C'est bien de réhabiliter le mot spéculation.<br /> En latin speculare signifie prévoir.<br /> <br /> Quant aux Bolloré, Pinault qui sont encore en France. La bonne blague. Effectivement ces personnes physiques sont domiciliés en France mais pas Artemis(Lux) ou les Yatchs ... Les dividendes<br /> PPR->Artemis ne connaissent pas les CSG et autres machins.<br /> <br /> <br />
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