La croissance du PIB aux Etats-Unis au 2° trimestre a été beaucoup plus forte que je ne le prédisais : + 3,4 % (d’un trimestre à l’autre en taux annualisé) au lieu d’une croissance zéro, mais seulement 1,8 % d’une année sur l’autre, ce qui est inférieur au potentiel optimal (3,5 %). Je me basais sur les variations des agrégats monétaires et d’autres indicateurs qui sont tous concordants. Effectivement, les dépenses de consommation ont peu augmenté : + 1,3 %.
Compte tenu de l’importance des importations, la demande intérieure a été faible, ce qui correspond à mes prédictions et à la faible croissance d’un grand nombre d’entreprises sur leurs seules activités aux Etats-Unis.
La croissance a été forte d’abord grâce aux exportations américaines qui ont été très élevées : + 6,4 % (des avions de Boeing, des engins de Caterpillar, etc.) que les entreprises des pays émergents achètent.
Par ailleurs, les dépenses gouvernementales ont fait un bond, en particulier les investissements militaires : + 9,5 % ! Les guerres en Irak et en Afghanistan et les risques de guerre ailleurs dopent la croissance américaine…
Comme cette croissance est exogène, elle n’était donc pas prédictible par les variations des agrégats monétaires.
Cependant, la réalité est là : les taux élevés de la Fed créent un ralentissement de la croissance qui se constate dans la variation des agrégats monétaires.
La situation est paradoxale : les entreprises font des bénéfices record, mais la croissance endogène est quasiment à zéro, ce qui perturbe les marchés et crée une très grande volatilité.
Le ralentissement de la croissance américaine coïncide avec une augmentation de l’inflation en Chine à 5,6 % surtout pour les produits alimentaires (+ 15,4 %). La banque centrale de Chine va encore relever ses taux. La conjonction de ces deux éléments va provoquer un ralentissement de l’activité dans le monde dont la crise du subprime n’est qu’un des aspects, la partie émergée de l’iceberg.
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D’après les derniers chiffres publiés par la Fed, M2-M1 (l’épargne des ménages) augmente plus rapidement que sa tendance longue, ce qui signifie que les ménages épargnent davantage car ils craignent que leur situation ne se détériore, ce qui fait stagner l’activité aux Etats-Unis,
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L’augmentation de M2-M1 par rapport à l’année précédente est élevée : autour de 8 %,
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La masse monétaire libre augmente et la croissance du PIB ralentit : elle était de 1,8 % d’une année sur l’autre au 2° trimestre, et elle pourrait être de 1,7 % en ce 3° trimestre, soit 0,7 % par rapport au trimestre précédent en taux annualisé, hypothèse retenue ici,
Figure 3 : http://s3.archive-host.com/membres/up/2107676425/20070813US3FRM.gif
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Pour consulter les statistiques du PIB :
http://www.bea.gov/newsreleases/national/gdp/gdpnewsrelease.htm
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