L’INSEE vient de publier les chiffres de la croissance du PIB au 2° trimestre. Ils ne sont pas bons.
Un problème d’interprétation se pose : quels chiffres retenir pour donner une image fidèle de la réalité ?
L’INSEE donne une réponse maladroite : le taux de croissance en pourcentage par rapport au trimestre précédent, soit 0,3 %, ce qui est peu significatif.
En effet, il est préférable de donner ce taux annualisé : 1,3 %, ce qui signifie que la croissance atteindra ce taux si ce rythme continue non pas d’un trimestre à l’autre, mais pendant 12 mois. Les Américains publient de préférence ce chiffre qui est de 3,4 %.
Figure 1 : http://s3.archive-host.com/membres/up/2107676425/20070814FR1PIBQ2QOQ.gif
Contrairement à ce que pensent les experts de l’INSEE, de la Banque de France, du gouvernement et autres économistes patentés, la croissance n’est jamais régulière : elle n’est jamais de l’ordre de 0,5 à 0,6 %. Les écarts d’un trimestre à l’autre sont très importants !
Une autre solution est de présenter le taux de croissance par rapport au même trimestre de l’année précédente, soit 1,3 % ce qui montre que la richesse de la France a augmenté d’autant en 12 mois (1,8 % aux Etats-Unis).
Figure 2 : http://s3.archive-host.com/membres/up/2107676425/20070814FR2PIBQ2YOY.gif
Enfin, un autre chiffre n’est presque jamais donné bien qu’il soit très instructif : le taux de croissance des 4 derniers trimestres par rapport aux 4 trimestres les précédant, soit 1,8 %. C’est pourtant ce chiffre qui est publié traditionnellement… tous les ans. En effet, tout le monde veut savoir quel a été le taux de croissance d’une année par rapport à la précédente. Il est inutile d’attendre le début d’une année pour le connaître : il suffit de le calculer après chaque trimestre.
Figure 3 : http://s3.archive-host.com/membres/up/2107676425/20070814FR3PIBQ24QO4Q.gif
Quelle que soit la méthode retenue, les résultats sont les mêmes : les chiffres ne sont pas bons, et ce sera pire à l’avenir.
En effet, l’augmentation de la masse monétaire M3 de la zone euro est de 10,9 %, ce qui correspond à une baisse de la croissance du PIB qui devrait être proche de zéro, voire négative au second semestre 2007.
Par ailleurs, la croissance de la France est totalement corrélée à celle des Etats-Unis, avec 1 à 2 points de moins selon la méthode de calcul retenue. Comme la croissance américaine baisse, elle baissera en France.
La baisse de la croissance est déjà observable : l’inflation est devenue négative en juillet : - 0,3 % pour l’IPCH (qui permet de faire une comparaison au niveau européen). En effet, quand la croissance baisse, les vendeurs sont obligés de baisser leurs prix, ce qui alimente la déflation, donc la baisse de la croissance.
Nicolas Sarkozy n’a pris aucune mesure pour contrer ces tendances. La seule façon d’y remédier aurait été de baisser le taux des prélèvements obligatoires en adoptant un système de fonds de pension selon la formule que je préconise. Malheureusement, ni lui ni son entourage n’ont un minimum de culture économique libérale. Son erreur aura des conséquences très graves car il détient tous les pouvoirs.
Il est libre et responsable… de ses erreurs, et nous en sommes les victimes.
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Le déficit de la balance commerciale s’accentue depuis que la France mène une politique économique socialiste. C’est le déclin français,
Figure 3 : http://s3.archive-host.com/membres/up/2107676425/20070815FRXM.gif
Correction au 15 août : attention ! la version initiale de ce document comportait une erreur sur ce graphique qui est maintenant corrigée...
... ce qui montre que la situation de la France s'est fortement dégradée avec le 2° mandat de Jacques Chirac !
Le graphique suivant :
Figure 4 : http://s3.archive-host.com/membres/up/2107676425/20070814FR4PIBXM.gif
correspond aux seules importations par trimestre
14 août, heureusement, les Français, heureux comme des autruches, sont en vacances.
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