La Fed mène la pire des politiques monétaires en injectant des liquidités car elle perturbe le fonctionnement normal des marchés.
En effet, des gérants de fonds ont investi dans le subprime sans respecter les règles prudentielles normales.
Leurs pertes doivent être enregistrées au plus tôt et non pas différées.
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En injectant des liquidités, la Fed retarde les échéances, ce qui ne résout rien.
Pire, la perte de confiance dans les marchés financiers accentue les problèmes qui se transmettent dans le reste de l’économie à travers les difficultés de financement à court terme.
La Fed oblige la BCE à mener le même type de politique monétaire.
Ce type de politique monétaire néfaste va accentuer le ralentissement de la croissance créé par le maintien du taux de base de la Fed à un niveau trop haut.
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Les problèmes financiers, monétaires et économiques vont donc durer plus longtemps qu’on ne pouvait le craindre et ils seront plus importants.
Henri Paulson qui les connaît bien a admis dans un premier temps qu’il était normal qu’il y ait un certain nombre de fonds et d’établissements financiers qui soient en faillite à cause du subprime.
En voulant éviter ces issues fatales, la Fed ne fait qu’aggraver les problèmes.
Henri Paulson considère maintenant lui aussi que la crise sera plus longue et plus profonde qu’il ne le pensait au premier abord.
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Les banques suisses n’ont pas investi leur argent ni celui de leurs clients dans le subprime. Elles sont à l’abri de tout problème grâce à leur bonne gestion.
La Fed perturbe inutilement et maladroitement la loi des marchés.
Alan Greenspan a dit : les marchés corrigeront… Il fallait les laisser faire !
Ben Bernanke laissera un très mauvais souvenir.
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Quelques précisions complémentaires…
La crise du subprime était au départ marginale. C’était la partie émergée de l’iceberg, c’est à dire du ralentissement de la croissance créé par le maintien des taux trop élevés de la Fed.
Quand la croissance diminue, les entreprises réagissent généralement avec un temps de retard : elles ne baissent pas assez vite leurs coûts, en particulier de personnel. Les bénéfices ont tendance à plonger, ainsi que les cours de leurs actions, d’où le collapsus annoncé par un certain nombre de personnes, dont moi.
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Ce collapsus n’est pas un krach qui est un effondrement important et durable dû à des déséquilibres fondamentaux. En effet, comme les fondamentaux américains sont excellents grâce aux mesures d’assainissement initiées par Alan Greenspan, il suffisait que la Fed baisse ses taux pour que la croissance reparte normalement.
A cause de la mauvaise politique monétaire de la Fed, la reprise sera plus longue que prévu.
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Certaines entreprises (comme Unilever) anticipent bien le ralentissement de la croissance, mais beaucoup ne le font pas. Les bénéfices auront donc tendance à diminuer et un certain nombre d’entreprises ne survivront pas.
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