M3 et la réussite américaine
Les entreprises américaines manquaient de trésorerie jusqu’à la fin des années 1990.
En effet, l’agrégat M3-M2 qui totalise les trésoreries représentait alors moins de 20 % du PIB,
Graphique 1 :

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Tout a changé en ce début de XXI° siècle : les bénéfices ont doublé, passant de $600 milliards en 2001 à $1 200 milliards actuellement,
Graphique 2 :

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Les entreprises ont donc une trésorerie abondante : M3-M2 a bondi à partir de 2001 pour atteindre 25 % du PIB en mars 2006, date à partir de laquelle la Fed ne publie plus de chiffres pour M3.
Cependant, des personnes ont reconstitué l’équivalent de M3. D’après les données des économistes de Work For All, M3-M2 aurait atteint actuellement presque 35 % du PIB !
Graphique 3 :

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Compte tenu du bond des bénéfices, ces chiffres sont tout à fait vraisemblables et fiables.
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L’augmentation considérable de M3-M2 ne signifie pas que le risque d’inflation a augmenté !
En effet, cet argent qui se trouve dans M3-M2 ne circule pas car, d’une part les entreprises profitent de l’augmentation de leurs bénéfices pour racheter une partie de leurs actions, ce qui les renforce et augmente la richesse de leurs actionnaires qui bénéficient d’autre part de dividendes qui ont progressé encore plus vite que les bénéfices ! et cet argent est généralement réinvesti, donc placé en valeurs mobilières qui sont en dehors de la masse monétaire,
Graphique 4 :

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Les dividendes qui représentaient moins de 40 % des cash-flows jusqu’en 2004 atteignent maintenant en 2007 presque 60 % de ces cash-flows !
Graphique 5 :

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Et ces dividendes qui représentaient moins de 3 % du PIB jusqu’au début des années 90 atteignent maintenant en 2007 presque 6 % de ce PIB !
Graphique 6 :

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Les Américains sont les heureux bénéficiaires des bénéfices de leurs entreprises car ils en sont actionnaires directement ou indirectement, en particulier par l’intermédiaire des fonds de pension.
L’argent qui circule en M1, ou en M2-M1 (l’épargne des ménages qui peut passer rapidement en M1), sont les seuls agrégats importants, et il n’y a aucun dérapage monétaire aux Etats-Unis (les ratios sont dans les normes, cf. graphique 1).
L’argent est sain, selon les principes fondamentaux des Reaganomics.
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Les entreprises continuent à investir normalement, autour de 6,5 % du PIB,
Graphique 7 :

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Au XX° siècle, les entreprises étaient obligées d’emprunter pour investir.
Elles dépendaient donc des taux d’intérêt de la Fed. Ce n’est plus le cas maintenant car elles disposent d’une trésorerie abondante qui leur permet de s’autofinancer.
C’est la raison pour laquelle la croissance du PIB ralentit lentement depuis que la Fed a relevé ses taux de base à 5,25 %, largement au dessus de leur neutralité de 4,25 %.
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