Fed, BCE et flations
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La Fed ne veut pas baisser son taux de base en dessous du niveau actuel de 4,25 % car cela risquerait de relancer l’inflation sous jacente qui est actuellement contenue sous la barre des 2 %.
Elle va donc intervenir davantage pour faire remonter les taux courts aux alentours de 4 %.
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Graphique 1
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La BCE est déjà intervenue massivement pour que les taux courts reviennent aux alentours de son taux de base de 4,0 %, objectif qui a été réalisé hier 12 décembre pour le 2 ans, mais l’inflation est repartie dans la zone euro au dessus de la barre des 2 %.
Pour lutter contre l’inflation, les banques centrales relèvent habituellement leur taux de base car dans ce cas, les frais financiers et les taux de crédits augmentent, ce qui ralentit l’activité économique.
La BCE devra donc augmenter son taux à 4,25 % elle aussi, ce qui ralentira la croissance dans la zone euro, mais… pas l’inflation qui est provoquée en réalité par l’hypertrophie de l’agrégat monétaire M1 contrairement à ce qu’estiment les gouverneurs de la BCE qui attribuent l’inflation aux prix trop élevés du pétrole et des produits alimentaires, mais cette explication n’est pas satisfaisante car l’inflation devrait être encore plus élevée aux Etats-Unis, ce qui n’est pas le cas.
Les taux longs, le 10 ans allemand, est remonté à 4,30 % anticipant cette inflation.
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Graphique 2
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Le retour des taux courts dans les normes a provoqué le départ de capitaux non européens investis en valeurs des Trésors de la zone euro, ce qui a diminué la pression sur les taux français qui sont revenus dans la norme.
Il n’y a donc plus de dévaluation du franc français par rapport au DM !
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Graphique 3
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L’avenir est sombre pour la zone euro…
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